DISCOURS RENTRÉ
Les comédiens italiens donnèrent une parodie de Tancrède, qui n'eut pas de succès. Elle était précédée primitivement d'une petite allocution qui était aussi une charge du discours que débita Leknin avant la première représentation de la tragédie de Voltaire. Cette allocution fut supprimée, et peut-être aurait-elle amusé lin public qui ne demandait qu'à rire. La voici :
« Messieurs,
» Nous nous croyons obligés de vous dire que l'auteur de la l)arodie de Tancrède est bien loin d'ici ; et peut-être serait-il à désirer que sa pièce fiit restée avec lui. Il nous a chargés, messieurs, de vous prévenir qu'elle est en rimes croisées, parce que vous ne vous en apercevriez peut-être pas. Il est bon aussi de vous avertir qu'elle est en vers, parce que, dans plusieurs endroits, vous pourriez croire qu'elle est en prose. L'auteur, ainsi que son modèle, s'est permis le changement de décorations, afin de pouvoir au moins ressembler aux grands hommes par leurs défauts. »