‹ L'esprit de contradiction, comédie en un acte. Representée pour la première fois en 1700, reprise au Théatre National de l'Odéon le 12 Fév. 1920. Direction Paul GavaultChapitre 12 sur 31 · SCENE VIII ORONTE, THIBAUDOIS · texte numérisé non relu

SCENE VIII ORONTE, THIBAUDOIS

ORONTE

Ç^, raisonnons un peu sur la manière dont nous nous y prendrons pour tourner l'esprit de

sctNK VIII 23

ma rcminc; car c'esl la «^raiule difliciiitc (!<• notre alïairc.

THIBAUDOIS

N'y a-t-il (lue cela qui t'embarrasse?

ORONTE

Non, vraiment; car...

THIB.^CDOIS

Cela ne m( mbarrasse point, moi.

ORONTE

Avez-vous quelque expédient pour faire que...

THIBAUDOIS

Oui, oui, va, je ferai cela : dis-moi, comment vas- tu faire?

ORONTE

C'est ce qui m'embarrasse, vous dis-je.

THIBAUDOIS

Tu, tu, tu es un pauvre génie ; il ny a rien de si aisé.

ORONTE

Instruisez-moi donc.

THIBAUDOIS

Rien de si aisé; car enlin... comment t'y prenilras-tu ?

ORONTE

Je n'en saiis rien.

a'» l.'KSl'niT 1)K IIONTHMlICriON

Mais, mais. mais, ni nKsi non plus : car c'ohI uno t(M'!-ible f^mme une iospril t\o ta ftMnme.

(iiiOMi-;

Je vois Incji que nous snmmes aubsi haijilcs l'un <iu(' l'autre pour imaginer. Mais, par bonheur, j'ai un jardinier à (lui il vient les meilleures pensres du monde: c'est une bonne tèle.

THIDAUDOIS

Jai de la trie aussi, moi: lais venir lliomme, nous imasrinei'ons.

Le voici.

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