SCENE VIII ORONTE, THIBAUDOIS
ORONTE
Ç^, raisonnons un peu sur la manière dont nous nous y prendrons pour tourner l'esprit de
sctNK VIII 23
ma rcminc; car c'esl la «^raiule difliciiitc (!<• notre alïairc.
THIBAUDOIS
N'y a-t-il (lue cela qui t'embarrasse?
ORONTE
Non, vraiment; car...
THIB.^CDOIS
Cela ne m( mbarrasse point, moi.
ORONTE
Avez-vous quelque expédient pour faire que...
THIBAUDOIS
Oui, oui, va, je ferai cela : dis-moi, comment vas- tu faire?
ORONTE
C'est ce qui m'embarrasse, vous dis-je.
THIBAUDOIS
Tu, tu, tu es un pauvre génie ; il ny a rien de si aisé.
ORONTE
Instruisez-moi donc.
THIBAUDOIS
Rien de si aisé; car enlin... comment t'y prenilras-tu ?
ORONTE
Je n'en saiis rien.
a'» l.'KSl'niT 1)K IIONTHMlICriON
Mais, mais. mais, ni nKsi non plus : car c'ohI uno t(M'!-ible f^mme une iospril t\o ta ftMnme.
(iiiOMi-;
Je vois Incji que nous snmmes aubsi haijilcs l'un <iu(' l'autre pour imaginer. Mais, par bonheur, j'ai un jardinier à (lui il vient les meilleures pensres du monde: c'est une bonne tèle.
THIDAUDOIS
Jai de la trie aussi, moi: lais venir lliomme, nous imasrinei'ons.
Le voici.