‹ L'esprit de contradiction, comédie en un acte. Representée pour la première fois en 1700, reprise au Théatre National de l'Odéon le 12 Fév. 1920. Direction Paul GavaultChapitre 14 sur 31 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

MADAME ORONTE, LUCAS

Tu étais là encore avec mon mari. Il t'a dil apparemment lequel il veut clioisir pour gendre, ou de Valére, ou de monsieur Thibaudois, que je lui ai proposé '?

LUCAS, tournant fon chapeau.

Ilom!

.MADAME ORONTl".

Tu tournes ton chapeau : ciest-à-dire que- mon mari n'est pas de mon avis.

LUCAS, secouant la tête.

Prr.

28 1."EJ,1'IUT Dli CONTHAUICTIUN

MADAME OUONTE

^Monsieur TIlibaudois, dis-ta, n'est pas du goût de mon mari, et il aimerait mieux Valèrc ?

LUCAS

Hé, hé. hé !

MADAME ORONTE

Parce qu'il est plus jeune ? N'est-ce pas qu'il plairait davant<sfe à ma fille?

r-ucAs

lie I mais...

MADAME ORONTE

Quoi ! tu me soutiendras qu'un élablissement solide, que les gros biens de monsieur Thibaudois ne sont pas préférables ?

Baon !

MADAME ORONTE

J'enrage quand j'entends raisonner ainsi.

LUCAS

Mais, mais, mais...

MADAME ORONTE

Faux raisonnements que tout cela.

LUCAS, frappant du pied.

Morgue !

MADAME ORONTE

Et tout ce que tu me dis là, c'est mon mari qui te le fait dire.

SKKNK X 29

LUCAS

Paisan^oi.

MADAMK ORUNTi;

\e voilà-t-il pas mot pour mut tous ses discours? Oh bien, je lui déclare que malj,^rc lui. ..

LUCAS

Ilan...

MADAME UltUiMl:-

< Mii, malgré lui, à s.i barbe...

Pâo !

MADAME OHONTK

Oui... 11 le prend sur ce ti>u-là!je lui ferai bien voir...

LUCAS

Pa ta la!

MADAME OnONTi:

Il verra si je suis la maîtresse.

LUCAS

Prrr... ,#

MADAME OUONTE

Oh! c'en est trop, mon mari : vous meconlrcearrez, vous m'insultez, vous m'outragez.

{Lucas fait signe à Orontc d'avancer, et il le nui à sa place à côté de madame Oronic jiendant qu elle parle seule.)

30 I.'liSr'HIT DE CONJRADICTION

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