SCENE XV
MADAME OUUXTE. UllOXTE, LUCAS
LUCAS, bas à Oronte.
Courage, monsieur, crions bien fort que je ne voulons point de M. Thibaidois, afin qu'a nous le baille plus vite.
> up.oNri'.
Ecoulez, Uia femme...
34 I.'tSPIUT UE CONTRXDICriO>
LUCAS
.To vous disons don que...
ORONTt;
•lo veux que vous sachiez que...
LUCAS
Que je sommes, vote mari...
OHONTE
\'ous dites que vous voulez M. Thibaudois pour prendre, n'est-ce pas? Je vous dis, moi, que ma fille ne veut point de lui.
Elle en veut un pu délicat.
MADAME ORONTE
Ce n'est ni la volonté de ma fille, ni la mienne, qui doit décider: c'est la vôtre, mon mari; et là-dessus, comme sur toute autre chose, vous êtes le maître.
LUCAS
C'est moi itou qui trouve à propos que...
MADAME ORONTE
Tu es homme de bon conseil, Lucas: j'écoute volontiers tes avis.
ORONTE
Kn un mot, ma femme, vous m'avez proposé M. Tliiuaudois, et moi je n'en veux point.
MADAME ORONTE
Parlons avec douceur, .l'aime la paix et 1 union, je ferai ce qui vous sera le plus ajîréable.
OUONT):
Ce qui m'est agréable, c'est de navnir point de complaisance là-dessus.
MADAME ORONTE
C'est à moi d'en avoir pour un mari que j'aime efque je respecte.
ORONTE
Vous plaisantez, et je vous dis très sérieusement que M. Thibaudois n'est pas de mon f;oût.
MADAME ORONTE
Notre goût détermine le mien, et je ne pense plus à M. Thibaudois.
ORONTE, bas Cl Lucas.
Lucas.
LUCAS, bas à Oronte.
Poussons l'arme, c'est quelacontredition n'est pas encore en branle.
ORONTE
Parlez donc, madame, est-ce que vous vous mo(iuez de moi V
MADAME ORONTE
Mais pourquoi vous emporter, puisque je vi»us donne ma parole?
LCCAS
Bon! vote parole, a va et vient comme l'air du temps.
MADAME ORONTE
Vous en allez voir l'exécution,
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(•KO NTIC
Vous non feri'z qu'à voire Irir.