‹ L'esprit de partiChapitre 17 sur 53 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Lord DAULF.Y, ^!ad. NELTON.

Mad. NELTON.

Qtie dVxeuscs , monsieur !

i.ord DAP.i.fY.

Eli ! Madame, pourquoi ?

Chargé dos intérêts de TElal cl du Roi , Un Ministre peut-il empêcher qu'on le fronde? Il est d'un tel dépôt comptable à tout le monde, Jour et nuit à répondre il doit se tenir prêt, Et ce nest pas pour lui que le sommeil est fait. Mais revenons , ma sœur , au but de mon voyage, Entre nos deux enfans, im heureux mariage. . .

Mad. Nbl.TON.

Pour Charles , quel bonheur !

LOrd D^RLEY.

Qu'il revienne avec moi, Je le mène à la cour , je le présente au Roi.

Mad. IVELTON.

Ah ! que de vos bontés vous me voyez coniente.

LOrd DAT.LEY.

Mais il faut avant tout que son père y consente , Que Nelton sur ce point me cède, ei de bon cœur Sur le reste, je vais le proclamer vainqueur. Mai* pour l'y décider , voyons , que faut-il faire ?

Mad. NELTON.

Ah ! moi , je ne puis rien dans une telle affaire.

Nivelle près de lui réussirait bien mieux.

Cet homme esi un frondeur plaisament sérieux ,

Fécond en beaux discours dont le faste vous trompe,

Il fait l'incorruptible afin qu'on le corrompe.

Vous... pourriez obtenir son intervention,

En offrant un appât à son ambition.

LOrd DAI\LEY.

Je lui parlerai, mais...

Mad. NELTON.

Voici le personnage.

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