‹ L'esprit de partiChapitre 29 sur 53 · SCENE XIX · texte numérisé non relu

SCENE XIX

L'OFFICIER , SOPHIE , Lord DARLEY , M;.d. NELTON , NEl/roN.

wad. NELTON () son mari.

Ah! grand dieu î qu'ai- je appris !

Vous déclarer auteur de ces allrcux écrits !

KELTON.

Oui , je le soutiendrai , que l'on juge l'aiïaire. li sera beau de voir un frère par un frère Accuse' , condamné , traîné dans les prisons. Combien d'ua pareil trait nous nous réjouirons!

SOPHIE ;, h Nelton.

Le méchant !

LOrd DAULEY.

Il suffit , ma patience est lasse , Je l'abandonne enfin.

NELTON.

Oui , morbleu , point de grâce î Il faut qu'on me poursuive.

Mad. NELTON.

Eh quoi ! pourriez-vous-bien?.

KELTON.

Qu'on m'emmène à l'instant.

Wad. NELTON.

Monsieur , n'en faites rien.

NELTON.

Il le doit , je le veux.

LOrd DARLEY.

Quel comble de délire !

Un libelle outrageant m'accuse et me déchire, Pour un fou dangereux , que l'on garde en prison.

NELTON.

Un fou ! ce n'est pas vrai.

LOrd DAT, LE Y.

Le connait-il , lui ? notî.

Et sans savoir s'il est innocent ou coupable. . . .

IVELTON.

Je soutiens que Forber d'un crime est incapable.

1 ord DAnr.EY.

Fnfin, pour mempêcher de venger mon honneur , Le i'écrii qm m'outrage il se déclare auteur.

NELTON.

Oui , oui î

Lord DARLET.

C'en est assez, ma bonté fut trop grande. {^at officier. ) La réparation que mon honneur demande , Monsieur, exigez-la de ISivellc ou de iui ; Je ne puis leur donner de délais qu'aujourd'hui. Que ce jour écoulé , la poursuite commence j Nous, ma fille, quittons un frère qui m'offense.

Mad. ^ELTON.

Ah ! mylord , demeurez par grâce î

NELTON.

Et de ce lieu S'il ne part, moi je sors.

LOrd DARLET.

Je vous entends, adieu.

Loin de vous pour jamais, ingrat, nous allons vivre.

SOPHIE , pleurant.

Et moi j'engagerai mon cousin à nous suivre, Charles auprès de lui serait trop malheureux.

Mad. NELTON , a son mari.

Et tous Dous finirons par fuir un homme affreux.

NELTON , seul.

Oui , qu'ils s'en aillent tous , et le père et la fille , Et Ja mère et le fils, et toute la famille; Que n'ayant plus chez moi ces êtres mal-pensans^ Je puisse vivre au moins avec d'honnêtes gens.

Fin du second Acte.

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