SCENE II
NIVELLE, NELTON.
NELTON , comme involontairement.
Charle!... Il ne m'entend plus. Les ingrats s'en vont tous.
QuMls parlent , je vais donc rester seul avec vous . , . Ma femme aussi qui vient me tenir un langage I... Traiter ce cher Forber de factieux I J'enraj;e De voir dans ma famille un tel aveuglement. Jugez, elle ne la jamais vu seulement; Et je parierais, moi, pourtant sans le connaître... Factieux! dites-moi, là, cela peut-il être?
MVELLE.
Non, dans noire parti cela ne se peut pas.
NELTON.
Que ne puis-je de vous faire le même cas I Je voudrais, je le sens, oublier voire'crime , Vous croire encore pur, vous rendre mon estime, Aider à vous laver de votre trahison.
KIVELLE
Quoi ! vous n'avez pas su ma secrète raison?
NELTON.
Quelle raison secrète aviez-vous, je vous prie?
NIVELLE
Vous pouvez croire?... Allons, c'est une raillerie, Vous vous moquez.
NELTON,
r>u tout, je ne me moque point.
NIVELLE
L'apparence peut-elle abuser à ce point?
NELTON.
Il n'est pas dans ceci de trompeuse apparence: Ce que j'ai vu de vous est de pure évidence. D'ailleurs n'avez-vous pas soutenu devant moi Le parti de mon frère }
mvelle.
Eli! bien?
NELTON.
Dites pourquoi Vous avez renié la cause la plus sainte Par un écrit. .. infâme, à vous parler sans feinte, ~
Votre palinodie est bien de vous.
MVELLE.
Eh ! bien?
WELTON.
Eli! bien, comment, he! bien? tout cela n'est donc rien ? Vous moquez -vous vous-même?
NIVELLE
Avez-vous la faiblesse De me croire capable, ô ciel! d'une bassesse?
EnGn mes yeux sont-ils ou non dignes de foi?
NIVELLE
Est-ce que votre cœur ne vous dit rien pour moi?
AELTON.
Que diable voulez-vous que mon cœur puisse dire Contre de tels témoins?
NIVELLE
Il faut que je vous tire De ces avilissans et criminels soupçons. Je irai qu''un mot à dire, et le voici.
WELTON.
Voyons, NIVELLE, avec précaution.
Je voulais en secret servir la bonne cause.
INELTON.
Ah! Texcuse est plaisante! ... au moins c'est quelque chose. Ainsi du droit chemin vous n'êtes pas sorti?
NIVELLE
Croyez que de tous tems, ferme en notre parti , Des principes consians furent toujours les nôtres.
NELTO.N.
Allons, et s'il se peut, faites-le croire aux autres; C=>r je sens le besoin de m'altachor à vous. Mai- réciproquement, mon cher, promettons-nous De ne jamais signer , quoique l'on nous conimande. Le désaveu honteux que mon frère demande.
WrVELLE.
Mais si demain pourtant on vous met en prison?