SCENE IV
NIVELLE, FORBER, NELTON, GEORGE.
For.BEu, en entrant.
Drôle, te tairas -tu!
Je crains que dans la rue on ne Tait entendu.
KELTON, à Nivelle.
Quoi , c'est là Forber ?
NIVELLE
Oui. {A part.) Morbleu, qu'il m'embarrasse! NELTON , à Forber.
Ah, monsieur! permettez qu'un ami vous embrasse.
FORBEU.
Je ne vous connais pas ; mais ce nom est permis, Puisque nous haïssons les mémos ennemis.
NELTON.
Vous n'avez jamais eu, demandez à Nivelle , De partisan plus chaud, ni d'nmi plus fidèle.
FORBER.
Une haine commune est un si beau lieu !
NELTOV.
Monsieur , ce seniiment est noble.
FOUBER.
Il est le mien.
NeLTOn, bas à Georges.
C'est un de nos amis; un ll(^mIne enfin. . . que j'aime , Qui pense on ne peut mieux.
GEORGE , se /reliant Pépaule.
^îais agit-il de même?.
NELTON, bas.
Garde-toi d'en doiiter , Greorge,
GEor.GE, s' approchant de Forber.
Si j'avais su Que monsieur pensât bien , je n'aurais pas reçu Si mal ce que monsieur. . .
FOnBER.
Je i"ai fait mal peut-être ?
GEORGE, enchanté.
Au coniraire, monsieur, dès que j'ai pu connaître. . » ( A part en se frottant t épaule ) ( « Nelton.) L'honnèifi homme! Tenez, quoiqu'il m'ait houspillé Passablement , ma foi j'en suis e'merveillé.
NELTON , a Forber.
Vous voilh donc sorti de prison ? quelle gloire Et quel bonheur pour nous ! contez-nous votre histoire.
FOr.BKR.
C'est un roman. jD'abord ici je suis venu
En un clein d'œil , guidé par un homme inconnu .'
KELTOiv , à part.
Je jouis de sa joie , et veux par mon silence Pour un tems me soustraire à sa reconnaissance. Et bien, après?
FORBEU.
J'étais hier chez le geôlier , Qui me connaît, ( Nivelle fait un mouvement (T inquiétude.)
El là sans me faire prier, Je disais ma pensée. Une petite vieille. Que je ne vis jamais, vient me dire à l'oreille :