‹ L'esprit de partiChapitre 37 sur 53 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

FORBER, NIVELLE.

NIVELLE, avec précaution.

Comment donc! vous alliez conter votre prouesse!

For.BEr..

Qui m'en empêcherait si cela l'inierresse?

NIVELLE

Oui , mais vos actions , Forber , y Songez-vous !

FO BEP..

Ncm'avez-vouspas dit qu'il pensait comme nous?

NIVELLE

Mais c'est un honnête homme après tout.

( Forber fait un mouvement, ) Je veux dire Qu'il n'est pas , comme vous enfin , dans le délire. Aller en arrivant , sans rime ni raison , Parler de soutenir un siège en sa maison ! L'esprit de faction vous a tourné la tête, Vous étiez autrefois un bon marin, honnête. . .

FORBEn.

Ne le suis-je donc plus ! ... Pour servir ses amis , Contre certaines gens tout n'est-il pas permis ? ]N'est-ce point par honneur que bravant la justice De mes biens au parti j"ai fait le sacrifice ?

NIVELLE

Eh ! bien soit, j'en conviens, vous fûtes génMCUX.

FOKBEK.

Vous accusez Forber obscur et mallieureux , Mais si le retirant de la sphère commune , Le ciel eut ;'i son âme égalé sa fortune , Et sur un graîid llié;Ure eut voulu le placer Où ses puissans moyens se pussent exercer , Sa façon de penser dont vous faites un crime , D'un cœur impétueux serait Télan sublime,

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