‹ L'esprit de partiChapitre 39 sur 53 · NE I TON · texte numérisé non relu

NE I TON

Comment , d'honnêtes gens se quereller enir'eux !

FOr.BF.n.

Ail ! c'est qu'en fait d'honucur , moi je suis chatouilleux.

NELTON.

Quoi ! Nivelle, à Forber vous ave/, fait injure !

mvELI.E.

Non pas , il s'est fâché d'une vétille pure.

roiiKEB .

On peut bien m'arrêter , me jeter en prison ,

Mais sur l'hoaiieur , niorI)lcii ! je ii'ciuends point raison.

MJLTON .

C'est fort Lien fliit , mon cher. . . cet homme est énergique.

Nivelle , vous avez Tesprit trop satyriquc,

Il faudrait nie'nager un ami délicat.

Kor.EEn.

Délicat, c'est le mot. Jugez noire débat ,

Je vais vous Texpliquer.

KiVELLE , vivement.

Eh ! non, j'eus tort sans doute.

FOnBER , criant.

Ecoutez! écoutez !

NELTON.

Parlez, je vous écoule.

FOlUiER.

Vous connaissez ce Lord qui ma fait arrêter , J'avais un bon moyeu de le faire sauter. Mais mallieureust-nieiii j'ai manqué l'euireprise.

NEl.TON.

Sauter ! el comment donc ?

FOUBEn .

Parbleu 1 dans la Tamise.

WELTON.

O ciel ! qu'ai-je entendu!

NIVELLE

Forber, que diiei-vous?

Il a le diable au corps.

FOUBT.R .

Eli bien ! ùlcs-vous fous ?

Un Mnusire.

IN'ciLTON.

Qu'importe !

FOnBER.

Et comment donc, qu'importe ?

( A part ) Encore un modère , que le diable l'emporte ! Moi , q;ii crois me trouver chez des gens bien pensans!

Q.ielle école 1

NELTON , bas à Nivelle.

Cet homme a-i-il perdu le sens?

Diies-moi donc , faiil-il le croire sur parole ?

MVELLE.

Eh ! non , il. . . exagère , et c'est . . . une hyperbole.

kelton.

Hyperbole?. . . Pourtant , je suis un peu surpris.

MVELLE , a Forber.

Il faut gagner la mer, car si vous étiez pris...

FOnBEU.

Qu'ils se gardent morbleu de m'échauffer la bile^ Et puisque je consens à demeurer tranquille , Qu'on m'y laisse ; sinon , Forbor , loin de s'enfuir , Sur ses pas pourrait bien songer à revenir.

NELTON , à Nivelle.

Croyez-vous que chez moi l'on ose le reprendre ? Qu'il passe ici la nuit, demain, sans plus attendre. Je prétends en lieu sur, moi-même le mener, Av.c beaucoup d'argent, rien ne doit nous gêner.

FORBER.

Vous en avez beaucoup ? c'est heureux ! quel dommage Que ce maudit métal ne soit point le partage De gens entreprenans qui sauraient l'employer A servir nos amis , à les multiplier !

NELTON.

Et que feraient- ils ?

FORBER.

Tout. Tout sur l'arpent se fonde j Avec un lei ressort je remuerais le mon.le, J'aniiii.^rais pardieu des révolutions Qui ne finiraient pas. Qu'on me donne des fonds , Je p'à^ne et mets sur pied une immense assemblée , Une bonne Spafields enfin renouvellée.

Là , de mon éloquence on verrait les effets, Des paroles bientôt je passerais aux lai s, Car c'est dans Tacikou que la vertu consiste.

Guerre aux gens mal pcnsans , j'en ferais une liste. Les Minisiéricls eu lète y seaiciil mis ^ Puis leurs atnis, et puis leurs lièiles ennemis, Et ceux qui pensent mal dans le fond de leur âme. Alors de ma fureur éclaterait la llamme.

Qu'en pensez-vous ?

jNELTON , stupéfait.

Tenez , je ne fais pas grand ca»

Des re'voluiions qui ne finissent pas.

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