‹ L'esprit de partiChapitre 42 sur 53 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

Les Mêmes , NIVELLE.

NIVELLE

Mon cher, tout est perdu.

Quest-ce donc ?

Mad. NELTON.

Qu'avez-vous ?

NrVEIiLE.

Forber !

NELTON.

Eh ! bien , Forber ?

laad. NELTON.

Quoi ? crt homme est chez nous ?

NIVELLE

Oui, nous avions reçu, madame, sa visite, Mais il s'est vu foreé de partir, et bien vite. (à Ne/ton)

Nous étions là tous deux, et pour passer le tems, Dans votre cabinet, je lui montrais nos plans. Un de vos gens accourt , nous dit que le Constable Entoure la maison , et demande un coupable. Je songeais à brûler nos papiers prudemment; Forber, pour les sauver s'en saisit brusquement, Et, sans chercher la porte, il ouvre la fenêtre; Et moi, tout étourdi, je le vois disparaître Parle même chemin qu'il a pris pour entrer.

NELTON.

Eh quoi ! de tous nos plans il a pu s'emparer ?

NIVELLE , à Nelton.

Quand ie vous le disais, qu'd fallait sans attendre, Ce matin les brûler.

Mad. NELTON , à son mari.

Ah! que viens-je d'entendre?

II aurait emporté des écrits dangereux, Qui vous compromettraient ?

MVBLLE.

Oui, INIadame, tons deux.

Mad. NELTON.

Juste ciel î à ce point se pcul-il qu'on s'expose !

{à Nivelle.)

Ah ! de tous nos malheurs vous seul êtes la cause.

KlVEr.LE.

C'est Nelton qui plutôt m'a mis dans l'embarras , Moi, j'écris tant qu'on veut , je ne conspire pas.

GEoaGE, accourant.

Monsieur, le voilà.

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