LUTTES DE LA VIE
Oui, rétat de l'homme sur la terre est celui du soldat, et ses jours sont comme ceux du mercenaire. (Job, vu, 1 )
Le paradis est à l'ombre des épées ; les fatigues d'une campagne sont plus méritoires que le jeûne, la prière et toutes les autres pratiques de religion. {Coran, ii, 191)
Dieu a créé les hommes pour le combat. {Apo- 'phthegmes arabes, i, 837)
LA MORALE EN OBIENT 1î)!)
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A présent, des servantes vont au marché vêtues avec I;i même l'icliesse qu aflcctuient autrefois les reines dans les jours de l'ète. Chez de simples marchands, les murs sont tapissés des mêmes étofTes qui autrefois auraient vêtu les rois, et Ton voit des comédiennes et des chanteuses usurper les parures des princesses. Cependant, pour satisfaire à tant de luxe, on endure le froid et la faim, on soufire, on se livre à la rapine, au brigandage, et la profusion générale entraînera la ruine de l'Etat. (Kia-Y, Conseils à Ven-Ti, ii"" siècle avant J.-C.)
Les grands ont donné l'exemple de la dépravation et du luxe, et cet exemple funeste a entraîné toute la nation. Les laboureurs, dégoîités de leur profession, ont abandonné la culture des terres; le nombre des marchands s'est augmenté ; on a eu des étoffes du meilleur goût et du travail le plus recherché, et Ton a manqué du nécessaire ; les boutiques se sont couvertes de riches et brillantes bagatelles; les artisans ont épuisé leur industrie à des superfluités ; chacun a prétendu à tout : les lettrés eux-mêmes ont partagé la dépravation générale, et les brigands enrichis se sont vus respectés. L'infortuné vit aujourd'hui familièrement avec son égal ; demain, il sera obligé de le servir. Le malheur s'est emparé de toutes les conditions, parce
que toutes se sont livrées à la dissipation et à la cupi dite. (Ban-Boi, mandarin, i"" siècle de notre ère)
L'or, l'argent, les perles et les pierres précieuses ne peuvent nourrir l'homme, ni le garantir du froid ; on peut les cacher dans son sein, les porter au delà des mers, les échanger contre des objets de première nécessite. Mais, s'ils procurent aux hommes ces faibles avantages, ne leur causent-ils pas les plus grands maux? Ils font prévariquer les grands, les rendent des serviteurs infidèles, de farouches oppresseurs et les plus cruels ennemis de la nation. (Tciioi-Soi, Conseils à Ven-Ti, ii'' siècle avant J.-C.)