‹ l'esprit des OrientauxChapitre 121 sur 214 · MISERE · texte numérisé non relu

MISERE

Quand la misère du peuple est extrême, il devient semblable aux oiseaux de proie et aux bêtes féroces. Les murs des villes ne lui opposent plus que de faibles barrières, les fossés les plus profonds sont contre lui de vains obstacles, et la terreur des lois ne lui impose plus; l'horreur même des supplices ne saurait l'eflrayer, parce qu'ils sont encore moins cruels que les maux qu'il endure. Le froid, la faim, entraînent l'homme à tous les crimes, et ne lui laissent plus rien voir qu'il

puisse redouter. L;i iiulurc; cUe-mèine, (cKc mère coniiHUue, ne peut alors retenir son fils. Comment le prince retiendrait-il son sujet?(TcHOi-Soi, Conseils à Ven-Ti, \f siècle avant J.-C.)

Affame ton chien, il te suivra. {A'popJithegmes arabes.

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