‹ l'esprit des OrientauxChapitre 151 sur 214 · PRÉSENTS · texte numérisé non relu

PRÉSENTS

Si tu te présentes les mains vides, on te dira : « L'effendi dort. » Si tu viens avec un cadeau, on te dira : « Effendi, daignez entrer. » {Dicton des Turcs)

Le don fait en secret apaise la colère , et le présent mis au sein apaise une véhémente fureur. (Salomon, Proverhes, xxi, 14) "

Le présent d'un homme lui fait faire place et le con duit devant les p:rands. (Le même, xviii, 16)

Les cadeaux font perdre la sagesse. ( Fccîésiaste, VII, 7^

'UÉSOMI'TION

C'est le vice de bien des hommes de vouloir s'ériger en maîtres des autres, lorsque eux-mêmes devraient longtemps encore se contenter d'être disciples. (Meng-

TSEU

PKÈTS

Si quelqu'un de mon peuple, habitant avec vous, tombe dans la misère, et que vous lui prêtiez de l'argent, ne le pressez pas comme un exacteur impitoyable et ne l'accablez point par des usures. {Exode, xxii, 25)

Ne prêtez pas à plus puissant que vous : Si vous avez prêté de la sorte, faites votre deuil de votre argent (Ecdésiaste, vm, 15)

l'KÉVENTlON

Tout ce que fait l'objet aimé est bien. (.Saadi, Gu- Ustan)

LA MORALE EN ORIENT Ud

l'IU-.VOYANCK

Faites peur aux serpents avant qu'ils vous fussent peur. (Ohmar, Ajiophthegmes arahes, m, 95)

La loi punit les fautes ; le bon ordre les prévient. Les recompenses excitent les hommes vertueux ; les peines imposent aux méchants. Les bons souverains n'eurent pas d'autre secret : par l'instruction et le bon ordre ils inspiraient insensiblement au peuple de bonnes mœurs ; car le bon ordre coupe la racine du mal avant qu'il ait eu le temps de s'élever, et l'instruction affermit et nourrit les racines du bien. (Kia-Y, Conseils à Ven-Tl, ii' siècle avant J.-C.)

Avant de dormir, prépare ton lit. (Meidani, viii, 1 1)

Aux premières chaleurs, ne serrez pas vos habits d'hiver ; aux premières caresses de la fortune, gardezvous de tourner le dos à vos anciens amis. {Pensée chinoise)

Un liomme avait pour toute marchandise un pot qu'il \oulait vendre. Il trouva un acheteur; mais le chaland avait un ami présent à la négociation : Tami empêcha le marché. Le marcliand désespéré laissa tomber le pot qui se brisa, et cet liomme, n'ayant plus rien, se fit voleur. N'empêchez pas les petits profits légitimes. {Apologue cMnois)

Ne vous mettez pas à cheval sur le dos d'un tigre. {Pensée chinoise)

N'appelez pas les tigres pour chasser les chiens. {Pensée chinoise)

On cherche de bons remèdes contre les maladies : il vaudrait mieux s'appliquer à conserver sa santé. On se fait des associés pour se secourir et se défendre mutuellement : la réputation d'homme juste et fidèle serait une garde plus sûre. On veut passer pour riche et accrédité : il vaudrait mieux passer pour droit et sincère. On tâche de surprendre l'estime des hommes : il serait plus sage de la mériter. On se glorifie d'avoir de grandes terres et des bâtiments somptueux : il serait bien plus glorieux d'avoir des mœurs. (Pensée chi)ioise)

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Le sacrifice des méchants est en abomination à TÉternel; mais la requête des hommes droits hii est agréable. (Salomon, Prorerhes, xv, 8)

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