‹ l'esprit des OrientauxChapitre 47 sur 214 · DÉFAUTS · texte numérisé non relu

DÉFAUTS

L'ivresse ne produit pas les défauts, elle les révèle ; la fortune ne change pas les mœurs, elle les montre. {Pensée chinoise)

Je me plains de ce que le cœur des autres est difficile à gouverner ; et je ne sens pas que le mien est plus difficile encore à conduire. Je gémis de ce que Tesprit des autres n'est jamais tranquille , et je ne sens pas le trouble du mien. Mortel, applique-toi d'abord à te connaitre : parle ensuite des défauts d'autrui. {Pensée chinoise)

Les hommes recherchent les défauts des gens émineiits et ne s'occupent pas du vulgaire ; on examine les

étoffes de soie précieuse, on ne s'occupe pas d'un morceau de bois qui brûle. (Saskya-Pandita)

I)I-FÉREXCE

Dans l'usage de la vie, la déférence ou la condesoendance envers les autres est chose éminemment louable, mais à condition quelle ne s'adresse pas à d'indignes personnes. (Lun-Yu)

Tantôt que les Lydiens tiiix'nt en la puissance dos Perses, les Ioniens et Eoliens envoyèrent vers Cyrus, requérant d'être reçus à même composition que les sujets de Crésus. La requête étant entendue parC^Tus, il se tourna à faire le conte d'un ménétrier, lequel, voyant les poissons se mouvant dans la mer, commença à sonner de sa llùte pour les faire venir à bord ; mais il se trouva frustré de son espoir, et par ce prit le verveux {le Jilei) et le jeta si à propos, qu'il accueillit grand nombre desdits poissons et les tira à terre. Les voyant sauteler et baller dans le filet, leur dit : « Je vous prie, déportez-vous de danser, puisque vous n'avez voulu ce faire quand je vous ai sonné. »> Cyrus les paya de cette allusion pour cause que, quand il les avait requis de laisser le parti de Crésus, ils ne l'avaient voulu écouter, et maintenant, après les choses exécutées, ils étaient prêts à lui rendre obéissance. (Hérodote, i — P. Salîat)

DÉGHADATION

Un lioiiimc (.'haussé pro])rcmont craint la moindre échiboussurc : il marche sur la pointe du pied, à peine touche-t-il la terre. N a-t-il pu éviter enfin de gâter ses souliers, il ne se ménage plus. Ainsi, quand on a contracté les premiers vices, on est l)ien près de ne se plus respecter. {Pensée chinoise)

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