GAGNE-PAIN
Métier manuel, assurance contre la pauvreté. (Méi-
DAKI, XIV, 134)
i58 LA MOKALE EN ORIENT
GAH-Tf:
Tous les jours de ralïligé sont mauvais; mais, quand on a le cœur gai, c'est un banquet perpétuel.
Un peu de bien vaut mieux, avec la crainte de l'Éternel, qu un grand trésor avec lequel il y a du trouble.
Mieux vaut un repas d'herbes où il y a de Tamitié, qu'un repas de bœuf bien gras où il y a de la haine. (Salomon, P/'Overbes, xv, 15 17 — D. Martin)
GÉNÉFIOSITÉ
Une foule de gens caressent l'homme libéral, et chacun est ami d'un homme qui donne. (Le même, XIX, 6)
Tu n'emporteras dans l'autre monde que ce que tu auras donné dans celui-ci. {Axiome turc)
Si celui qui te hait a faim, donne-lui à manger du pain ; et, s'il a soif, donne-lui à boire de l'eau ;
Car tu enlèveras des charbons de feu de dessus sa tète, et l'Éternel te le rendra. (Salomon, P)'0rerhes, xxv, 21-22)
LA MORALE EN ORIENT iK9
Qui donne :iux piiuvrcs donne à Dieu. [ProTCrhe lurc)
Assistez le p;iuvre, mais ne vous informez pas des causes de son indigence. Vous découvririez, peut-être, qu'il y est tombé par quelque faute qui diminuerait votre pitié. {Pensée chinoise)
Quand vous aurez moissonné votre champ, si vous y avez oublié une javelle, n y retournez pas pour l'enlever ; qu elle soit pour l'étranger, pour l'orphelin et pour la veuve, afin que le Seigneur votre Dieu vous bénisse dans vos travaux. {Deutéronome, xxiv, 19)
Le gouverneur d'une province, au lieu de s'enrichir dans sa place, s'était appauvri par ses bienfaits. On lui avait nommé un successeur, et il retournait dans sa patrie. Il trouve sur son chemin un pauvre lettré qui venait de mourir, et dont le corps était abandonné. Il se dépouille de ses meilleurs habits pour l'en couvrir ; il vend son cheval pour payer les obsèques, et se contente d'acheter un bœuf pour continuer sa route. Deux jours après, il rencontre un père de famille réduit à la
-leO LA MOHALE EX OUIENT
dernièi'e misère et près de mourir de faim avec s:i femme et ses enfants. Il vend son Ijœuf et donne au père de famille le prix qu'il en reçoit. On lui représenta qu'il poussait trop loin la compassion. « Vous vous trompez, répondit-il, et mon cœur ne me trompe pas. Il est utile que cet homme vive pour soutenir sa famille et pour élever des cito^-ens à l'Etat ; il est fort indifférent que je retourne chez moi à pied ou traîné par un bœuf. » (Pensée chinoise)
Donner d'un ti'ésor un talent d'or n'est pas aussi méritoire que de faire l'aumône d'une drachme que l'on a gagnée par son travail. (Saadi, BostiVn)
Attendons que j'aie du superflu, et je soulagerai les pauvres. — Ah î malheureux ! tu ne les soulageras jamais. {Pensée chinoise)
Dùt-on, par ses bienfaits, se réduire au dénûment, la bienfaisance vaut qu'on l'achète en se vendant soimême. (Tirou-Vallouvar)
Ce que tu possèdes au delà de tes besoins appai'lient à autrui. {Pan-Sha-Tantra)
(ÎLOIHK
Coninicln neige no va pas avec Tété, ni la pluie avec l;i moisson, la gloire ne convient pas h un sot. (Salo- MON, Prorerhes, xxvi, 1)