‹ L'esprit et le corps considérés au point de vue de leurs relations: suivis d'études sur lesChapitre 54 sur 157 · L'ESPRIT £T LE CORPS · texte numérisé non relu

L'ESPRIT £T LE CORPS

Les groupes des muscles de l'œil qui correspondent à des mouvements et à des formes visibles sont extrêmement nombreux. Ils se retrouvent dans nos idées les plus élevées d'images et de dispositions visibles. Un cercle est une série de mouvements de Toeil, avec une marche et un groupement définis; pour cet effet seul, il faut des centaines de courants produits dans des fibres et des cellules différentes.

Les groupes du larynx, de la langue et de la bouche, pour la production des sons, et surtout pour la production des sons articulés, sont en très-grand nombre. Et, de même que pour chaque forme simple visible à Toeil, de même aussi pour chaque son articulé, — pour chaque lettre de l'alphabet, — il y a une série complexe de situations, graduée et organisée dans les centres correspondants, soit purement moteurs, soit moteurs et sensitife réunis.

3° Bien qu'il convienne de regarder les groupes musculaires comme formant une partie distincte de notre appareil intellectuel, ils sont, en réalité, toujours unis aux sens spéciaux; et la délicatesse de discernement est bien plus grande avec les sens purs et proprement dits qu'avec les muscles seuls. Par sens purs, nous entendons le toucher, sans effort ni pression; le goût, l'odorat, l'ouïe, la vue. Pour chaque sensation séparée, nous devons admettre l'existence d'un groupe de courants distinct et caractéristique, agissant sur un groupe séparé de fibres et de cellules, et susceptible de s'unir à tout mouvement défini ou à toute autre sensation définie. Or, même pour les sens inférieurs, les degrés de séparation sont nombreux : le goût et Todorat en admettent probablement plusieurs

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