‹ L'esprit françaisChapitre 113 sur 315 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

f.E DOCTEUR, HERMANN, SAINTj CHEF. Au lever du rideau, le docteur et Hermann achèvent une partie d'écarté. Saint-Chef, à cheval sur une chaise derrière Hermann, en examine les cartes.

HERMANN, jjcrjjh'xe . — Je ne sais pas 'du tout quoi jouer... Saint-Chef, donnemoi donc ton avis.

SAINT-CHEF, désignant une carte, de l'index. — Moi, j'attaquerais ici, à droite.

HERMANN. — Tu crois?... tu crois?...

Tant pis, j'essaie par la gauche. (7/ joue.)

SAINT-CHEF, avec un geste de philosophie. — C'est en cela que les conseils sont bons : ils fixent, tout de suite, ce dont on n'a plus qu'à faire le contraire.

LE DOCTEUR. — Je prends. (Abattant son jeu.) Et quatre atouts.

HERMANN. - — Je n'ai jamais vu de veine

pareille!... Ce n'est pas possible, docteur, il faut que vous trichiez !

LE DOCTEUR. — Ah ! jeune Hermann, comme vous parlez inconsidérément!... Si je trichais, pourtant?... Voyez combien ce que vous dites, sans intention désobligeante, deviendrait tout de suite... embarrassant... de mauvaise compagnie!...

SAINT-CHEF, ayant jeté un coup d'oeil vers le fond. — Aïe! M"'"" de Sabécourt!

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