‹ L'esprit françaisChapitre 206 sur 315 · SALOMON, LOUISE DUBOIS · texte numérisé non relu

SALOMON, LOUISE DUBOIS

LOUISE. — Paul !

SALOMON. — Ah! c'est toi?

LOUISE. — Oui. Tu m'aimes toujours, depuis trois mois que ça dure ?

SALOMON. — Toujours. Tu m'as dit que tu étais libre ce soir.

LOUISE. — Comme l'air. Il dîne dans la haute, avec le :,hemisier du prince de Galles.

SALOMON. — Fichtre!

LOUISE. — A moins que ce ne soit une blaigue et qu'il ne pas&c^ la soirée avec quelque autre femme.

SALOMON. — Mais non. Si Cassel te trompait, tu le verrais, ça se voit toujours.

LOUISE. — Eh bien ! crois-tu par hasard que je ne le vois pas? Toutes les mieux d'ici, il les a eues!

SALOMON. — Qu'est-ce que ça te fait, du moment qu'il t'a promis de t'épouser?

LOUISE. — Justement. Qu'il me trompe tant qu'il voudra quand je serai sa femme, je ne m'en froisserai pas. C'est dans l'ordre. Mais sa maîtresse, non, ça m'humilie.

SALOMON. — Ecoute, tu me raconteras tout ça ce soir... mais ici, je ne suis pas tranquille. Adieu.

LOUISE. — Et tu m'aimes, toi? Bien

vrai ?

SALOMON, qxii en a plein le dos. — A mourir, mon petit chat, mais à mourir!

A os soir.

Il sort.

Viveurs

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