LE COCHER
choses parce qu'après, ce serait irrémédiable, tu ne pourrais plus te reprendre, je te le défends.
serait irrémédiable, tu ne pourrais plus te reprendre, je te le défends.
CLAUDINE. - — Si j'allais le trouver, si je lui avouais tout, il est si bon... il comprendrait peut-être. Veux-tu que je lui dise que nous nous aimons et qu'il ne faut pas nous séparer?...
VÉTHEUIL. • — Ah! tu vois bien!... tu ne peux pas... Aller le trouver... c'est fou
ce que tu dis là. Il n^'y a i^as d'homme qui comprenne ces choses-là. Non, tu vois bien qu'il faut que je parte.
LE COCHEU.
— Excellence, il est dix heures un quart.
Nous avons juste le temps d'arriver à Locarno poiu* le train de onze heures, il y a de grandes montées.
VÉTHEUIL
an corlier. — C'&st bien, je viens tout de
suite.
CLAUDINE. ■ — Qu'est-ce qu'il dit?
VÉTHEUIL. — Qu'il est dix heures un quart et que nous avons juste le temps pour être à Locarno à onze heures.
CLAUDINE. — Eh bien, adieu! (Très long baiser.) Laisse-moi te regarder, Georges, Georges, il me semble que tu meurs. Va-t'en! va-t'en. Ne me dis plus rien!
Elle tombe sur un banc. la tête dan<; s°s mains, et sanglote. On entend les grelots du cheval qui tintent. Le bruit s'éloigne.
Et c'est ainsi (jiie finit h qiiatrihnf acte.
EXELI.ENCE, IL EST DIX HEURES l'X QUART.
-^-:*if
Les tziganes