‹ L'esprit françaisChapitre 97 sur 315 · PAS SON PÈRE · texte numérisé non relu

PAS SON PÈRE

Les Tenailles

> qui m'a réduite au mensonge, à la itei... Et c'est moi qui ne pardonne s!

FERGAN. — Cet homme? Est-ce que je i rencontré?

IRÈNE. — Peut-être.

FERGAN. — Nommez-le-moi !

IRÈNE. — Non.

FERGAN. — Il est venu ici ?

IRÈNE. — Près d'ici.

FERGAN. — Je ne comprends pas cornant vous avez pu parvenir à le voir.

IRÈNE. — Moi non plus.

FERGAN. — Vous l'avez vu souvent ?

IRÈNE. — Que vous importe ?

FERGAN. — Vous le voyez encore?

IRÈNE, lai cachant la douleur de sa révise. — Non, il y a longtemps qu'il est irti, loin... pour toujours!...

FERGAN. — Et vous ue trouvez pas aboinable que le fils de votre amant, quoi \xc- je fasse, soit mon fils, et doive toujours ire mon fils?

IRÈNE. — Qui dit cela?... C'est votre lême loi qui a dit que malgré moi, malré tout, je serais toujours votre femme. FERGAN. — Jamais je ne vous aurais )upçonnée !... Je vous ai sue mon ennemie-, lais... {Il lui vient les larmes de son orueil vaincu.) mais je vous honorais comme elle.

IRÈNE. — Chacun fait la guerre avec es moyens. Vous vous êtes servi de toute otre force... Moi j'ai eu contre vous D'une voix amollie.) toute ma faiblesse! FERGAN. — Je n'ai fait que me retranher dans mes droits.

IRÈNE. — La nature aussi a ses droits... FERGAN, méchamment. — Du moins, la ivacité vous a. rendue imprudente. En

'affranchissant de mes devoirs de père, ous ne pouvez m'en ôter l'autorité. Vous vez trahi cet enfant sur lequel je puis

3Ut.

IRÈNE. — Après ce que je viens de vous ire, vous ne iDouvez plus rien contre lui.

FERGAN. — Vraiment ?

IRÈNE, soifi'crainemenf. — Rien qui ne )it une lâcheté, une ignominie, une veneance impossible.

FERGAN. — Tant pis !

IRÈNE. — Non, j'ai osé la révélation parce que c'était ressaisir nîon fils pour toujours, le reprendre à vos sentiments les plus obligatoires d'homme simplement civilisé.

FERGAN, menaçant. — Et si j'étais devenu un sauvage, maintenant?

Page 1