TROISIEME PARTIE
ft
LES ÉCOLES SEPTENTRIONALES. — LE MOYEN AGE. — DE LA RENAISSANCE AU XVIII» SIÈCLE
Si Quatremère a pu renouveler en faveur de l'école classique la doctrine vieillie de Winckelmann, c'est qu'il avait renouvelé les bases antiques sur lesquelles celui-ci l'avait prématurément appuyée. Il a substitué l'art grec de la grande époque (v*' siècle) et Phidias, récemment révélés à l'Europe, aux œuvres hellénistiques ou gréco-romaines, à l'Apollon, au Torse et au Laocoon.Mais, en dehors même de l'antiquité, il est bon dechercher d'autres autorités concrètes à la doctrine, d'autres modèles aux artistes. « Après le règne de Constantin, disait Winckelmann, l'histoire fait peu mention de l'art* » ; et David, malgré quelques hommages à Corrège, à Kaphaël et aux secentistes, bornait son imitation aux statues et basreliefs de la galerie du grand-duc de Toscane à Florence, de Rome pontificale, et du Muséum enrichi par les conquêtes