LES ECOLES SEPTENTRIONALES ICI
lion dans les arts décoratifs, qu'il attribue à l'alïlux des antiques à Londres et dans les châteaux. Rien dans les Lettres à Canova, à son second voyage (i 8 1 8) : confiné avec Cockerell dans la salle du Brilish Muséum oii régnent les marbres du Parlhénon, il assume de gaieté de cœur «le ridicule de n'avoir vu à Londres que des statues^ ». Au Salon de 1822, les vues prises à Lillebonne et auHavre", de Bonington, introduisent le paysage romantique, pur impressionnisme qui ne sert que de touches brutales et de traînées de couleurs : rien pourtant dans ï Imitation (1828), qui suit le Salon et y réplique. Ce sont les romantiques, de Géricault à Delacroix, et les critiques de leur parti, de Jal à Gustave Planche, qui font le succès de l'Ecole anglaise, à laquelle ils doivent tant; mais pour le représentant de notre école classique il n'est d'altitude que le mépris à l'égard d'une peinture éprise des genres « serviles », portrait et paysage, vouée à la couleur ou plutôt à la tache, et qui ne prend à Rubens et aux Vénitiens que leurs défauts. Qualremère a dû souffrir de voir Gérard imiter Lawrence, le comte de Forbin le protéger, le gouvernement le décorer, et Gros faire l'éloge deBonington^ Les classiques ne doivent pas s'adresser davantage aux Flamands ou Hollandais. Le danger ici était plus grave : Qualremère a assisté à leur faveur' croissante depuis les conquêtes de Bonaparte et les acquisitions de Denon : l'ouverture du Muséum central au Louvre leur a valu un triomphe'. Triomphe du réalisme \^ Ils forment Van Spaendonck, Redouté, Van Daël, peintres de fleurs, Richard et Revoil,
1. Troisième Lettre à Canova sur les marbres d'Elgin, p. 4^ (J^à. i836).
2. Explication des oiwrcujes de Peinture, Sculpture.., exposés au Musée royal. Paris, Ballard, 1822. Les œuvres citées de 13onington sont des aquarelles.