CHAPITRE II. — DÉPLAISIR DE L'EFFORT
L'efTort, étudié dans ses divers éléments (sensations tactiles, sensations musculaires, volition), nous apparaît comme quelque chose d'essentiellement pénible. Nous chercherons donc à l'éviter le plus possible. 11 ne s'ensuit pas que TefTort nous gâte toujours le plaisir
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que nous prenons à nous mouvoir. Il nous «procure le plaisir du moindre elTort. Et la loi du moindre effort est un des meilleurs stimulants de notre activité 25
Chacun de nos membres, abandonné à lui-même, tend à se placer dans une position primaire, dans laquelle les muscles se trouvent à demi contractés. (Loi des flexions moyennes.) C'est l'attitude de repos.
Alors même que l'attitude est adaptée à l'action, nous cherchons à lui donner la plus grande aisance compatible avec sa finalité. Pour cela, 1° nous multiplions autant que possible les points d'appui (loi de stabilité); 2<* nous répartissons nos efforts d'une manière aussi inégale que possible entre les muscles homologues (loi d'asymétrie); 3° et nous faisons fonctionner ces muscles à tour de rôle (loi d'alternance). . 37
Le rythme, chose exceptionnelle dans la nature, est la loi constante des mouvements musculaires.
La périodicité de ces mouvements est due à des raisons physiologiques (loi de compensation, tendance à la réitération, effets de l'habitude) et à des raisons mécaniques (rythme propre de chacun de nos membres). Ces divers rythmes ont une tendance à s'unifier complètement 50