DE GYMNASTIQUE
Un certain nombre de problèmes d'équilibre et de locomotion peuvent être résolus par le simple bon sens mécanique.
§ 1". Problèmes d^équilibre, — Pour se tenir en équilibre sur un bicycle, il suffira de toujours tourner sa roue du côté où l'on tombe. Pour se tenir debout en équilibre sur une barre horizontale, il faudra mouvoir les masses, dont on se sert comme de contrepoids mobile, de telle manière qu'elles ne fassent que s'approcher ou s'éloigner en droite ligne de cette barre. — Un corps que l'on maintient dans une position d'équilibre instable oscille nécessairemenU Pour réduire l'effort au minimum, il faut restreindre autant que possible l'amplitude de ces oscillations, et les rendre volontairement rythmiques, ... 95
§ 2. Problèmes de locomotion. — Dans le patinage, l'effort de propulsion, pour être efficace, doit toujours être dirigé selon une perpendiculaire abaissée sur le milieu de la ligne d'arête du patin. Dans les mouvements de voltige, on se donne l'impulsion en rapprochant son centre de gravité du point de suspension au moment de la remontée 105
On peut distinguer deux types de locomotion terrestre : la reptation et la locomotion articulée 114
§ 1". La reptation. — Les divers procédés de reptation peuvent être ramenés à deux types : le mouvement vermiculaire, dans lequel le corps ne fait que s'allonger et se raccourcir ; et le mouvement ondulatoire, dans lequel il décrit une série d'inflexions.
Le mouvement vermiculaire peut s'effectuer de tête en queue ou de queue en tête.
Dans le mouvement ondulatoire, qui peut être obtenu par un double mouvement vermiculaire, les ondes sont toujours rétrogrades.
Ces divers procédés de locomotion ne donnent qu'un rendement de travail assez faible ; aussi le reptile les perfectionne-t-il, en n'appuyant sur le sol que certaines parties du corps 115
§ 2. La locomotion articulée. — Les animaux qui se meuvent au moyen d'organes spéciaux ont une diversité d'allures infinie. Nous ne citerons comme exemple que les allures d'un quadrupède, le cheval. Elles sont au nombre de trois : le pas, le trot et le galop.
Au point de vue du rendement de travail, tous les procédés de locomotion peuvent être ramenés à deux types : la marche et le saut. La marche est le procédé le plus économique. Le saut ne doit servir qu'à obtenir à un moment donné une brusque accélération 12Ç
328 TABLK DES MATIRRES
Les animaux aquatiques nagent par ondulation, par oscillation ou par réaction directe 135
Le procédé d'ondulation, sous sa forme la plus simple, est une sorte de reptation aquatique. Chez les animaux mieux difTérenciés. la natation est favorisée par le développement des nageoires, et les ondulations se réduisent à la partie postérieure du corps 135
Le procédé d'oscillation rappelle la manœuvre de la godille : il est d'ordinaire combiné avec des ondulations de tout le corps, et donne alors des résultats excellents 139
Le procédé de réaction directe rappelle la manœuvre de la rame. Il est mécaniquement inférieur aux précédents 143
On peut distinguer trois types de locomotion aérienne : le vol vibrant, le vol ramé et le vol plané 146
Le vol vibrant est celui des insectes. Les ailes agissent par mouvement alternatif, mais fournissent un effort de propulsion continu. Ce système est le plus avantageux pour la facilité des évolutions, mais sans doute le moins économique comme rendement 147
Le vol ramé est celui des oiseaux de moyenne taille. Il permet d'obtenir des vitesses considérables, mais avec de grands efforts. . . 150
Le vol plané s'exécute par glissement du plan des ailes. On peut concevoir un planement actif, dans lequel l'oiseau se pousserait dans l'air par un simple mouvement de balançoire. C'est ce genre de vol que l'homme aurait le plus de chances de pouvoir reproduire artificiellement : c'est celui qui vraisemblablement donne le meilleur rendement de travail 153