CHAPITRE II. — ESTHÉTIQUE DE LA FORCE
Nous avons une tendance à nous représenter l'action des forces comme un effort, et à les personnifier. Nous nous intéressons à leur conservation ; nous prenons parti dans leurs conflits, celle qui nous est le plus antipathique étant toujours la force de la pesanteur. La simple puissance physique éveille en nous un sentiment d'admiration, qui peut aller jusqu'au sublime 200
Les mouvements vraiment expressifs sont ceux qui sont déterminés d'une manière inconsciente par l'émotion ressentie.
Le jugement esthétique que nous portons sur ces mouvements dépend de leur beauté propre, de la valeur morale du sentiment qu'ils expriment, et de leur puissance d'expression.
La mimique, qui consiste dans la reproduction volontaire des mouvements d'expression, fournit à l'art de beaux effets. Dans la vie courante, il ne faut pas en abuser 210