‹ L'Esthétique Expérimentale de FechnerChapitre 19 sur 38 · CATÉGORIES · texte numérisé non relu

CATÉGORIES

Genre

Paysage

Nature morte

Jeligion

Mythologie

Haut. > larg. | Larg.> haut.

SENS DES DIMENSIONS nr ei Haut. | Larg. | Larg. | Haut.

Nombre des lableaux....... 119 102 Moyenne arilhmélique...... 0,544 [10,436 |0,63S [0,866 Maléurcentralé. rte 0,446 10,358 10,514 10,678 Waleurnmornmale serre 0,376 10,308 10,436 [0,545 Nombre des tableaux... .... 282 1794 Moyenne arithmélique...... 0,881 10,691 [0,647 10,903 Valeuricentralé marre 0,701 10,546 [10,533 [0,744 Valeur normale". 0,994 10,417 10,493 [0,713 Nombre des lableaux....... 508 20% Moyenne arithmélique...... 0,806 10,622 [0,710 [0,952 Maleuricentrale. #0. 0,730 [0,589 10,557 ,0,766 Nalenamonmale fe ePrrRPrE 0,747 |0,633 — | — Nombre des tableaux....... 3130 1804 Moyenne arilhmétique...... 1,354 11,070 |1,1164 11,5614 Väleur centrale... 1,095 10,760 10,961 11,315 Nombre des tableaux...,... 390 609 Moyenne arilhmélique...... 1,417 11,038 11,169 11,580 Valétricentrale tee". 1509 is 1,049 |1,461

Combinaison nn. HE

Haut. | Larg.

re

implicitement adopté ce point de vue. Notons cependant les recherches récentes sur l’art des peuples primitifs. Il est inutile de faire remarquer que là principale difficullé consiste ici à distinguer ce qui revient aux pures proportions des formes, par exemple à l'influence d'un plaisir primordial de la symétrie, et ce qu'on doit attribuer aux nécessités de la construction dans les habitations, les armes ou les objets tressés, ou à l'imitalion d'objets réels, par exemple d'animaux totémiques progressivement « stylisés », ou,

comme dit Haddon, « dégradés » (').

L'objet de la méthode va

donc se compliquant peu à peu à mesure qu'il est plus concret, et la mensuration exacte y suflit de moins en moins; des équiva-

(" Voir surlout Holmes (195); Haddon (84 el s.); March (441 el s.); Grosse (b, chap. V-VIT); Puffer, 410 ets. Dans ce dernier lravail surlout, la précision des chiffres jure avec le caraclère conjectural des résultats.

lences de facteurs hétérogènes se substituent aux formes géométriques ou mécaniques de la symétrie, ou même de la section d'or, si toutefois on peut reconnaitre avec sürelé dans ce domaine un rapport aussi complexe.

La méthode d'observation de l'usage a été très diversement jugée par les adeptes de l'esthétique expérimentale. Ceux qui tendent à en élargir le domaine du côté des faits concrets, et qui estiment, non sans raison, que « les recherches de laboratoire proprement dites ne constituent qu'une petite partie de l’esthétique expérimentale », pensent que « les arts décoratifs lui présenteraient Loules sortes d'objets intéressants : ...on trouverait dans les éloftes, les papiers, ele., des combinaisons très variées de formes et de couleurs, à la création desquelles on est autorisé à croire que les raisons esthétiques ont exclusivement présidé; il y à là un domaine lrès vaste et à peu près inconnu, qu'«il conviendrait de mettre en valeur » (Larguier des Bancels, 153, 190).

Au contraire, ceux qui préfèrent maintenir la rigueur et l'objectivité de la méthode, mème au prix de quelque étroitesse, se défient de ce procédé appliqué, à cause des nombreuses associalions et combinaisons de toutes sortes que les objets usuels impliquent, et de l'arbitraire avec lequel l'expérimentateur met des limites à la complexité des objets qu'il choisit ou qu'il exclut. On ne saurait done, dit Witmer (122), fixer par cette méthode un « rapport normal ». Tout au plus, après qu'un tel rapport aura été déterminé par une autre méthode, peut-on espérer que l'étude des objets usuels permeltra d’intéressantes conclusions sur l'influence des facteurs accessoires dans les dévialions observées. Ce procédé n'aurait à ce compte qu'une portée secondaire et indirecte. Il aurait peut-être, dit Cohn (a, 563), un très grand intérêt pour l'esthétique sociologique, et c'est pourquoi l'ethnologiste Grosse (a, 400) l'appelle « la meilleure des trois méthodes » ; mais c'est une méthode statistique, qui n'a rien ni de psychologique, ni d'expérimental.

Un juste milieu entre ces deux extrêmes semble mieux représenter les tendances définitives de l'école eontemporaine. La méthode appliquée est comme une synthèse des deux autres; une combinaison de l’activité du constructeur ou de l'artiste créateur, avec la passivité du choix du public, dont les préférences viennent d'elles-mêmes sanctionner la valeur des créations et éliminer celles qui pourraient ne pas convenir au consommateur après avoir séduit tout d’abord leur auteur. Un objet usuel de

valeur esthétique est donc astreint à la double condition de salisfaire aux deux premières méthodes; la troisième présente par suite comme leur synthèse.

D'autre part, elle réalise une transilion heureuse entre les simplifications extrêmes de l'expérimentalion « pure » et les faits concrets de la vie esthétique. Elle est dans l'esthétique expérimentale ce qu'est pour le médecin l'observation clinique d’une maladie microbienne, par rapport à la cullure d'une bactérie èn vitro. Une science concrète ne peut prétendre exclure de parti pris aucune méthode appliquée. Au savant incombe seulement la critique des résullats, et ce n’est pas la partie la moins importante de sa tâche.

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