LE SECONT CHEVALIER
Las ! J'ai été mainte journée auprès de lui et en maint lieu ; mais, par foi que dois au vrai Dieu, oncques en lui ne vis courage ^ qu'il eût cure de mariage ; avec jeunes et fols amis jamais il n'a son vouloir mis qu'en ébats et déduicts plaisans :
oiseaux de vol et chiens chassans en bois, marais, plaine ou rivière.
Certes, pour bien lui pouvoir plaire, mariage est nœud trop étroit.
LE TIERS CHEVALIER
Je cuide que s'on^ lui montroit le vrai désir de ses sujets de le voir, par nobles projets, se marier très hautement, l'on verrait si prochainement sa volonté toute muée.