‹ L'Estoire de GriseldisChapitre 5 sur 52 · LE SECONT CHEVALIER · texte numérisé non relu

LE SECONT CHEVALIER

Las ! J'ai été mainte journée auprès de lui et en maint lieu ; mais, par foi que dois au vrai Dieu, oncques en lui ne vis courage ^ qu'il eût cure de mariage ; avec jeunes et fols amis jamais il n'a son vouloir mis qu'en ébats et déduicts plaisans :

oiseaux de vol et chiens chassans en bois, marais, plaine ou rivière.

Certes, pour bien lui pouvoir plaire, mariage est nœud trop étroit.

LE TIERS CHEVALIER

Je cuide que s'on^ lui montroit le vrai désir de ses sujets de le voir, par nobles projets, se marier très hautement, l'on verrait si prochainement sa volonté toute muée.

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