OU GUÉRIES
Dans les cas où un nouvel examen de sang a été fait à l'occasion de la deuxième gastroscopie, nous trouvons, dans l'observation 12,un retour à un chiffre normal de globules rouges, qui atteint 5.088.000, alors qu’il était de 4.480.000 au moment du premier examen : parallèlement, on note une forte éosinophilie, à 8,5 % : il s’agit, dans ce cas, d’une éosinophilie de convalescence, accompagnant la réparation globulaire. De même, dans l'observation 11, nous voyons une éosinophilie à 6,5 % ; mais elle s’accompagne d’unc légère anémie à 4.176.000, avec neutropénie à 43% (Lors du premier examen, il existait déjà une neutropénie à 46,5 % avec éosinophilie à 4,5 % et,en outre, une hypoplaquettose à 148.000 que nous
trouvons réparée au deuxième examen).
Nous voyons donc que, quel que soit l’état de l’estomac, nous pouvons trouver certaines modifications de l'état du sang, portant :
— sur le taux des globules rouges, — sur le taux des polynucléaires,
— sur le taux des éosinophiles,
CEA et accessoirement :
— sur le taux des plaquettes,
— sur le temps de saignement.
En effet, nous observons :
— une anémie légère :
— dans trois cas où l'estomac est normal, — dans deux cas où il existe une gastrite forte ;
— une neutropénie :
— dans un cas où l'estomac est normal,
— dans un cas de gastrite légère ;
— une polynucléose :
— dans trois cas où l’estomac est normal,
— dans deux cas de gastrite légère,
— dans deux cas de gastrite intense ;
— une éosinophilie :
— dans trois cas où l'estomac est normal, — dans un cas de gastrite légère, — dans deux cas de gastrite forte, — dans deux cas de gastrite en voie de régression ou guérie ; — un allongement du temps de saignement :
— dans un cas où l'estomac est normal,
— dans un cas de gastrite légère ;
— une hypoplaquettose :
— dans deux cas de gastrite légère.
Ces modifications sanguines, sont, dans l’ensemble,
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ségères. [Il est intéressant de noter qu’elles vont souvent de pair et que c'est chez la même malade, que nous trouvons : une diminution des plaquettes, une neutropénie, avec mononucléose, une éosinophilie. Toutefois, leur inconstance limite grandement leur intérêt. Un point mérite, selon nous, d’être retenu : c’est l'absence de parallélisme entre ces modifications
sanguines et les lésions gastriques.
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Malades soumis depuis longtemps à l’intoxication benzolique.
Nous avons recueilli douze observations d'ouvriers. travaillant depuis longtemps dans le benzol. Les industries dans lesquelles ils étaient employés étaient des plus diverses : collage d’imperméables (trois) ; apprêtage des chaussures (un), peinture au pistolet (deux), imprimerie (un), moulage en backelite (un), parfumerie (un), fabrique de caoutchouc (trois).
Tous exerçaient leur métier depuis fort longtemps (vingt, quinze, dix, sept ans) et l’on ne retrouve au cune modification récente des produits dont ils se servaient. [Il s’agit donc bien, dans ces cas, d’intoxication de longue durée, ayant engendré des troubles
chroniques.
ÉTIOLOGIE
Ici non plus on ne retrouve pas d'âge électif pour l'apparition des troubles gastriques ; l’âge de nos malades varie, en effet, de dix-neuf à cinquante cinq
ans.
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Les troubles dont se plaignent ces malades apparaissent sans raison apparente. Indemnes jusque-là de tout incident digestif, les malades voient brusquement apparaître des modifications de leur état, alors qu'ils semblaient bien tolérer le benzol.
Nous donnons ici les observations de ces malades :
IT. — Long travail en milieu benzole.