‹ L'estomac dans l'intoxication benzoliqueChapitre 7 sur 47 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les troubles gastriques de l’intoxication benzolique ont été signalés depuis longtemps ; mais ils retinrent peu l'attention, étant très accessoires en comparaison

des troubles nerveux et sanguins.

Après que Leight (1842) et Mansfield (1845) eurent donné les procédés pratiques d’extraction du benzol à partir du goudron de houiïlle, Simpson, en 1848, le proposa comme anesthésique générai.

Les physiologistes notèrent alors qu’il pouvait provoquer des troubles digestifs. Au début des recherches, on admit, qu’introduit par voie digestive, le benzène est peu toxique (Benech) ; cependant, on constata certains troubles, tels que brûlures épigastriques. Plus tard, Santesson (1897), insista sur les nausées et les vomissements déterminés par l’inhalation des vapeurs en indiquant que ces phénomènes gastriques s’accompagnent de céphalée, de rachialgies, de vertiges.

Après que Von Koraniy, en 1912, eut introduit le benzol par ingestion dans le traitement des leucémies, on remarqua que les troubles digestifs étaient assez fréquents.

Il semble que, jusqu’à ce jour, les troubles gastriques aient été considérés comme secondaires à un trouble des centres nerveux, eux-mêmes déterminés, en partie par la vaso-dilatation, en partie par une atteinte toxique

directe.

Nous nous proposons, dans ce travail d'étudier les gastrites benzoliques par inhalation.

Nous avons, à cet effet, recueilli trente-huit observations de malades travaillant dans des industries diverses où le benzol est utilisé de façon certaine. Tous ces malades ont été examinés à la gastroscopie.

Parmi eux, il importe d'établir une distinction ; d'une part, ceux qui travaillent dans le benzol depuis peu de temps ; d'autre part, ceux qui le manipulent depuis plusieurs années. Les premiers présentent des gastrites aiguës ; chez les seconds s’observent des «gastrites chroniques » ; dans l’un et l’autre cas, il s'agit de lésions bien différentes, posant des pro-

blèmes distincts.

Nous tenons ici, à adresser à notre Maître, M. Paul Chevallier, nos remerciements les plus sincères. C’est dans son Service que nous avons pu faire ce travail pour lequel il nous a guidé pas à pas. Il peut être assuré de toute notre gratitude.

RO a

Nous voulons aussi remercier M. le Dr Fr. Moutier, qui a bien voulu se charger des examens gastroscopiques de nos malades et nous éclairer de sa haute

compétence.

Etude chimique de solvants.

Nous avons pensé qu’il serait intéressant de donner ici la composition des colles employées dans les différentes usines, que le D' Tara, Médecin des A. S., affecté au service des maladies professionnelles, a ‘ bien voulu nous communiquer, telles qu’elles ont été déterminées approximativement par le laboratoire des A. S.

Le premier échantillon est celui d’une colle ne donnant pas les accidents du benzol, substituée par une usine aux Colles qui étaient toxiques.

EcHanTiLLon N°0 1.

Distillalion :

Température PS ET ER De TOR ATOME URSS Re Er 25 cc RECU PEDST LACNE SES RON NM SES ON PL 37 CC.

SR AS OT AL AE ie EE TASSE 45 ec RENE ZOO MRC MER APLEE 48 cc

(Résidu 2 cc.).

Odeur d’acétone. Réaction de l’iodoforme positive.

En résumé : mélange de cétones connu commercialement sous le nom de « Kétols ».

LibRoce

Les autres échantillons contiennent plus ou moins de benzol. Il faut remarquer que les échantillons, apportés par les ouvrières elles-mêmes, sont presque tous contenus dans des récipients fermant mal ; il y donc très probablement plus de benzol que n’en a montré l’analyse.

Les échantillons 2, 3 et 4 sont très semblables : les solvants sont à base d’alcoylhalogènes, avec un peu de benzène.

EcHanTizLLon NO 2.

Distillation :

Volume du liquide

Température recueilli PASS DA R A R ANE 10 cc.

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