‹ L'État Actuel du Traitement du TétanosChapitre 21 sur 25 · TC EE · texte numérisé non relu

TC EE

Pour tirer de ceite statistique évidemment un peu restreinte les conclusions qu’elle comporte, quelques explications s'imposent.

Après deux malades traités sans anesthésie (1 guérison et i décès), notre maitre a décidé d'appliquer la méthode de Dujour systématiquement à tous les enirants (deuxième catégorie tout à fait homogène). Dans une troisième période, influencé par le travail de LE CLERC, il a tenté de supprimer les injections intrarachidiennes mais il n’a pratiqué l’anesthésie que dans les cas de tétanos de gravité moyenne ou intense : deux femmes dont le cas paraissait plus bénin, en particulier une femme fort âgée (81 ans), n’ont pas reçu d’anesthésie et leur observation a été versée à la première catégorie : ce qui explique le meilleur pourcentage de guérisons de cette catégorie (75 %) au lieu de 50 % dans la troisième.

La série des sept cas consécutifs traités par la méthode de Durour intégrale donne 71,42 % de guérison. Mais comme le remarquait notre Maître deux de ces malades (Obs. V et VI) auraient peut-être guéri par la sérothérapie sous-cutanée et intramusculaire sans injections intrarachidiennes. Il resterait encore à l’actif de la méthode de Durour 3 guérisons sur 5 cas de tétanos vraiment sévère (soit 60 %).

% LES

L’impression qui se dégage de cette étude semble donc favorable à la méthode de Durour. « Est-ce à dire que la méthode n’ait que des avantages ? » écrit Railliet : cet auteur recommande des anesthésies de 30 minutes. Les répéter 3 ou 4 jours de suite, voire davantage, sur des sujets âgés ou déprimés comme certains de nos malades, éthyliques comme tels autres peut présenter des inconvénients »,

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