‹ L'État Actuel du Traitement du TétanosChapitre 6 sur 25 · À TOUS MES AMIS · texte numérisé non relu

À TOUS MES AMIS

I, — Introduction

Le traitement du tétanos a subi au cours de ces dernières années une évolution importante.

La technique de la sérothérapie s’est modifiée et la plupart des auteurs lui associent d’autres médications par les hypnotiques ou les agents chimiques.

Mais les opinions varient sur les modes d’administration du sérum, sur ses doses, ses voies d’introduction et des discussions pathogéniques et cliniques restent ouvertes à l’heure actuelle. Néanmoins certains faits sont d’ores et déjà bien établis, qui permettent de tracer une ligne de conduite déterminée pour le praticien. Dans ce travail nous rapporterons six cas de tétanos que nous devons à notre maître le Docteur RAILLIET, et nous ferons état de neuf autres cas déjà publiés par cet auteur. De ces quinze observations, nous pourrons dégager quelques conclusions thérapeutiques et nous indiquerons comment on peut, à la lumière des travaux récents, envisager le traitement du tétanos.

Il, — Le traitement de la plaie tétanigène

Le traitement local joue aux yeux de bon nombre d'auteurs le rôle principal. Il paraît en effet illusoire d’injecter indéfiniment du sérum tant qu’il persiste dans l’organisme un foyer générateur de toxine.

« Je n’ai pas prétendu, lorsque j’ai proposé de pratiquer l’exérèse du foyer tétanigène, que cette pratique fût indiquée dans tous les cas et je suis convaincu que même lorsqu'elle est possible, elle ne suffit pas soit à éviter le tétanos, soit à en assurer la guérison ; je crois cependant qu’elle procure une garantie supplémentaire quand +<lle est possible et légitime. » (Louis Bazy) (4).

L’amputation ? On ne peut la pratiquer d’emblée, certes, en présence d’une plaie minime des extrémités. Mais elle est à recommander dès l’apparition des premiers phénomènes quand la situation sociale du malade le permet. En supprimant le foyer on évite à coup sûr toute nouvelle décharge de toxines.

Quand on ne peut envisager cette éventualité de par le siège de la plaie, il faut procéder au débridement large de la lésion au thermo-cautère, ce qui donne souvent d'excellents résultats.

On a également proposé d’employer l'irrigation continue locale de sérum antitétanique soit seul, soit

en même temps que l’eau oxygénée (CLAVEL) (13), ou l’eau de riz (Von HIBLER), qui n’est pas antiseptique mais qui jouit de propriétés antitoxiques particulières vis-à-vis du bacille de Nicolaïer.

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