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RENAISSANCE DES PEUPLES. DÉCADENCE DBS ÉTATS

ï5 Mptombro 19Ï1.

Nous nous résumons :

L'examen de la situation économique et sociale nous amène à découvrir que :

II n'y a plus de péril bolcheviste positif ; il ne peut y avoir de péril communiste que par suite d'une faiblesse de l'Etal ;

Il y a un péril ploutocratique du fait que les capitaux français, absorbés par les besoins de l'Etat, ne peuvent suffire à soutenirréconomie française, obligée en conséquence de faire appel au capital étranger, devant lequel elle n'est pas défendue ;

Il y a une inquiétude générale venant de ce que le problème allemand n'a pas été résolu [)ar la paix ; les forces économiques françaises jouent coulradicloirement devant le problème des réparations ;

Néanmoins :

L'économie française est considérablement assainie ; elle a opéré en deux ans un redressement admirable : elle est

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aniiiicc par une volonUJ évidente de création ; il lui manque toiilefoiH l'unité de direction qu'elle n'a pas encore réussi k se donner.

Par contre :

L'économie française est arrAléc dans son clan par des impôts écrasants, par la menace de riiidalion, c'est à- (liie parla crainte d'une faillite de l'Ktnt, qui pourait prendre le caractère d'une banqueroute frauduleuse.

Ceci est vrai pour la France, C'est également vrai pour 1.1 plu[)nrt des pavs qui ont pris part à la grande guerre, cl I on pourrait résumer ainsi la situation :

L'économie européenne privée cstsjir la voie de la renaissance ;

L'économie publique est disloquée. I^s Etnts .sont en décadence ; ils sont presque tous sous la menace de la faillite financière, laquelle est un fait accompli pour quelquesuns d'entre eux, mais le fait n'est pas déclaré.

Une prcnjièrc conclusion s'impose : ce ne sont pas 1rs peuples qui sont malades ; ce sont tes Etats, qui mettent l'Kurope entière devant une catastrophe financière formidable. (|ui pourrait briser toute l'armature économique européenne.

Lorsque l'on cherche k se rendre compte de quand part celle maladie des Fiais, on constate qu'elle date non de la guerre, mais de la paix. C'est depuis la paix que la plupart des l'>tats ont vu croître leurs difficultés financières; c'est depuis la paix qu'ils ont été impuissants k résoudre les problèmes qjii leur ont été posés. Signe caracléristique : c'est depuis la paix que. dans presque tous les pavs d'Europe, l'inflation fiduciaire, révélatrice delà mauvaise gestion des Ktals, a fait sc5 ravages les plus grands, rendant extrêmement difficiles et parfois impossibles les échanges entre les peuples.

6'i l'état et I.A PRODtCTIOî»

Constatation singulicreniont troublante ; les Etats ont assuré la vie des penpies pendant la guerre, au milieu de difficnltés sans précédent, alors qu'une partie de la |>opulation était occupée par ou pour la guerre. Vainqueurs et vaincus ont été, avec plus ou moins de bonheur, pendant cette période, h la liauleur de leur tAche. Et c'est après la guerre, alors que la paix rend au travail productif des millions d'hommes, que les Etats sont défaillants I

I)ira-t-on que leur défaillance s'explique par les difficultés de la liquidation des charges de guerre ? Il faut tout de suite répondre que la liquidation de ces charges est beaucoup moins lourde que les nécessités quotidiennes de la guerre.

Il faudra donc conclure que les Etats ont été capables de faire leur métier pendant la guerre et qu'ils sont incapables de le faire pendant la paix.

En d'autres termes, les Etals ont eu, en général, pendant la guerre, une bonne méthode de gestion ; ils ont eu une mauvaise méthode de gestion depuis la guerre.

La différence de gestion, c'est la clé de la situation. Mais en quoi consiste- telle ?

En ceci :

Pendant la guerre, les Etats ont tous appliqué une sorte de dictature politique cl économique ; ils ont instauré ce régime que Maurras a nommé la monarchie de la guerre.

Depuis la guerre. les Etats sont revenus ou sont arrivés a»i régime des assemblées délibérantes ; dans toute l'Eiuope. par le fait des principes uilsouieus. les assemblées sont devenues souveraines. C'est la ililTércnce entre l'état de guerre et l'état île paix: c'est la raison de l'incaparilé des l"]lalsà résoudre les problèmes de la paix. Il famlrait avoir l'esprit bourré de préjugés pour ne pas voir que l'Europe crève de parlementarisme.

LA i.Ki'RK p.( hoi>^:b:<i!<b 65

I.K PARKEME^TAHISMK ORMOCRATH^IK KT ^tCAKlMTt. I.KI'HK l>K I.'kI HOrE

Proclamons donc celle vi'rili'- :

Les maux do la France, les rnanx de riiurnpe viennent (le la maladie des JCUits.

Im maladie des Etats, c'est la lèpre parlementaire.

One celle vc^ritr. aujoiir«riiiii aveuglante, soil ou non du goiU des hommes ({ui ont cru sauver le monde cti dressant sur presque toute In planète les institutions parlementaires, cela ne changera rien au fait. Il faut refouler nos préférences sentimentales, nos préjugés, nos habitudes d'esprit, nous placer devatit le fait, le reroruiaîtrc cl oser formuler le diagnostic. Qucstiou de \ic o«i de mort. l>es KUils européens chancellent ; ils sont presque tous ruinés cl sans force devant les événements. S'ils s'écroulent, le ris(pie est grand pour toute la civilisation européenne. Les personnes qui onl le sens des rapprochements historiques feront bien de peu ser qtie. devant l'inronrevahli' faiblesse des Ktals de l'Europe propre, il y a deux K lais, pauvres eux aussi, qui osent avoir une volonté d'Klal : c'est l'Klat turc cl l'Ktat soviétique qui ne sont ni l'un ni l'autre parlementaires et démocratiques. Cela nous promet des jours sonibres si nous n'a vous pas le courage d'avouer nos erreurs el de recourir aux remèdes sauveurs.

Li France et l'Kuropc sontobligées de choisir entre lavie et In mort.

Qu'elles conservent le parlementarisme démocratique et socialiste, et elles marcheront à la décadence el à la mort.

(Qu'elles le rejrtleut. c'est la renaissance cl la vio.

Ksl-il besoin (juc nous fassions la démonstration de l'im-

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piiissanco <Ju p.irloincnlarisme ? Il s<;niblc que ce soit presque sijpcrilu, car on rencontre aujourd'liui un nombre considérable de personnes qui avouent que le parlementarisme a fait laillito. [/accord des Kranç^iis n'est peut être pas loin d'<Hrc unaninie sur ce point.

Et s'il n'y a [)as encore d'antiparlementarisme pratique dans toute la nation, c'est parce qu'une babilude d'esprit maintient les Français dans le respect d'une institution h la vertu de laquelle ils ne croient plus. Et l'on hésite devant la solution du problème. N'est-ce point parce que l'on n'a pas assez réfléchi sur les causes profondes d'une faillite que tout le monde constate? Je veux apporter quelques réflexions sur ce point :

I. — Avant la guerre, les vices du parlementarisme soiiverain étaient limités, en Europe, à un pays, la France ; ils n'exerçaient pas tous leurs ravages parce que la France, vivant sous la menace de la guerre étrangère, était périodi- (jiiement ramenée dans sa voie par le souci de la défense nationale ;

II. — Depuis la guerre, le parlementarisme souverain ou presque souverain est étendu à la plupart des Etals, dans un moment où la pauvreté générale et le spectacle d'une révolution soulèvent les passions les plus violentes chez tous les peuples ;

III. — \ la tète des Etals, formés parmi les coalitions parlementaires, sont placés des hommes qui ont été formés par la vie parlementaire d'avant-guerre, des orateurs, des juristes, des intrigants, nullement préparés au gouvernement dans une époque m'i les passions poliiiques se manifestent avec violence ;

IV. — Les Parlements, à l'oriirine. avaient été conçus comme des (organes de contrôle placés à côté du Prince, ou de sosiniiiislrcs, pour limiter les prélèvements et les dépenses

IV i.u-m. i.i lujM i.wi. U7

'le l'Klal : ils sont devenu» l'orgaue de piélèveiueDt et de dt'penses : ils so confoiitlml avec l'Klal. Ainsi l uryane fie contrôle financier (jiie le \l\' siècle avait voulu instituer a donc complètement disparu. Des gens qui ne sont que gérants temporaires des revenus publics sont leurs propres «•ontrùlcurs, ce qui est absurde. Devant ces n'-sullatâ. les défenseurs du parleinentarisnie traditionnel doivent convenir que l'institution aboutit à l'écbec ;

V. Si l'on ajoute que le inrxIed'éJection met le^ parlrnipnlaires à la fois sous la dépendaïue des partis démagogiques et (les financiers, l'honune sain d'espril esl obligé de conclure que le parlementarisme esl aujourd'bui absolument incapable :

De restaurer les pays appauvris par la guerre ;

De gérer les finances publiques ;

De défondre l'Ktat fonire la pioult>cralio ;

De défondre la civilisation contre la barbarie extérieure et intérieure.

Le parlementarisme est, présentement, la lèpre qui ronge les Etats et les réduit à l'impuissance.

L IMPUISSANCE I» l'VHI.KMK'Hr KHWÇAIS. I.K l'FHII. e\KrKMK>TAIHE

L'impuissance des parlements est générale : il suflit de voirie spect^icle que donnent, en particulier, l'Italie. l'Au Iricbe. l'Allemagne, pour s'en rendre compto. Mais regardons la France : le Parlement y parait >oué à la stérilité absolue. Une Chambre saine, formée en majorité de patriotes, etqui comprend ur^ nombre imposant d liommes

68 l.'l;i\T l-T I.A l'hODLCTIO.^

de valeur, a élé absolumciil incapable, en trois ans, de résoiulic (III >oiil (les prohli*mes de la paix.

Le l'arlcimnl fram.nis n*a pas 6lé capable d'imaginer une solulion du prc^jjèinc des réparalions ;

Il n'a pas su procédera la réorganisation économique du pays ;

Il a laissé se développer, à I iiilérieur et à I exlérieur, les conséquences de la mauvaise paix ;

Il .1 clé hors d'état de concevoir et de définir une [)()lilique économique cl financière ; il n'a point fourni de plan de reconstruction du pays ;

Son impuissance financière a été totale : il a laissé se développer une situation financière qui met l'Etat au bord de la faillite. Il ne paraît nu'mc pas avoir soup<;onné, avant l'an dernier, qu'un formidable problème monétaire accroît les difficultés financières dans une mesure inconnue jusqu'à ce jour.

Le peu de bien qui a été fait par l'Ktal, enlisé dans le parlementarisme, est dû à l'initiative propre de quelques ministres, agissant de leur ()roprc autorité, par des moyens non parlementaires, et dans quelques circonstances, les problèmes généraux ont été étudiés en debors du Parlement.

Le Parlement français assiste, inerte, au spectacle des événeniei\ls intérieurs et extérieurs ; il n'a pas fourni un effort positif de construction ; il s'est borné à opposer une résistance passive à l'effort des démolisseurs. C'est un pouvoirqui. pratiquement, sedémet, en laissant aux groupesextrapârlemenlaires le soin de s'occuper de^ intérêts généraux.

Le Parlement français est un lieu où l'on peut parfois empécber le mal, mais où il est radicalement impossible de créer le bien.

liaisons de l'impuissance .parlementaire : ces parlementaires, qui, je le répète, comprennent un grand nombre

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(rhonitnc>< riiilticrils. ne sorti |»{is Miiiitii^ <'i l:i dirlaliirc du nifii |)ul)iic ; ils sont Houiiiis ù la dictature de lu n'-élcction. I>a (jucstion n'est pas pouretix de savoir si l'Ktal connaît l'exci-iJent de recettes ou le déficit: elle est de savoir s'ilsdoivent glissera gauche ou k droite, pour plaire verbalemcDt k des comités et k des électeurs (pii jugent le budget selon les a\arilages (pi'il donne aux gens diu de gauche ou dits de droite.

Dans le temps où nous sommes, l'institution parlcmen- I. lire devient donc le plus grave dt-s périls. Il faut que les patriotes, (pie les producteurs connais.sent toute l'étendue <lu double péril que le parlementarisme fait courir au pays : c'est la faillite de l'Ktal, d'abord (et ce n'est plus à démontrer); c'est ensuite la défaillance de l'Etat devant la révolution.

L'été de Mj'i'i nous a montré comment cette défaillance peut être déterminée par le vice parlementaire. Lorsque, en tommençant celle série d'études, rjous tiisions qu'il n'y a de péril révolutionnaire que dans la mesure où l'Ktat sera défaillant, nous n'attendions pas la preuve tragique qui fut tlonnée litiit jours plus t^ird : au ll.ivre. un maire politicien, e.scomplant son éicclion au Parlement en Hja'i, a livré la \ille à une petite horde de communistes. Nous avons eu là un avant goût des moyens (pie l'on projette d'eujplover aux environs de kju.'i pour faire les élections législatives. Ce serait d'ailleurs le suicide du Parlement, qui serait nettoyé h la grenade par les bandes révolutionnaires, sauf le cas dupe vigoureuse réaction nationale qui ne mnn(]uerait pas de se produire. Mais il faut •'•pargner cessecoiis.scs au pays. Liant bien entendu que le parlementarisme est la lèpre de la France, comme il est la lèpre de l'Lurope. il nous faut conclure à la nécessité de stipprinier l'institution, de faire cesser cette confusion mortelle entre l'Etal cl l'assem-

■yO l'état tT I A l'IlOOlCTIOJI

blée de contrôle financier ; créer un Etat national non ilf'uiocratique, iriclô[)eiitl.'inl des partis, des grouporDenls diiiliMcls privt'scl de la linance internationale, et faire représenter la nation, devant IKtat, par des assemblées organiques formées par les délégués des corps intellectuels et économiques et des régions, (l'est une nécessité absolue pour la Fratjce. si elle veut vivre.

VKUS L A« 1 l"N.

Il faut faire sauter le parlcmcnlaiisme. (^)ue la Iranco donne cet l'exemple à l'Europe, pour le salut commun.

Voilà vingt ans que l'Action française montre la raalfaisance essentielle du parlementarisme, et annonce que les Français devront aboutir aux nirines conclusions qu'ellemême.

Devant les ruines accunmlées dans toute l'Europe, devant le gaspillage dos fruits de la victoire, devant la faillite menaçante, l'Action française, montrant l'impuissance congénitale des Parlements, peut dire qu'elle avait raison. Maurras l'écrivait avant la fm de la guerre : la démocratie parlementaire gagnera la guerre, gagnée, en son nom, par des méthodes non démocratiques, ma'iselle perdra 1(1 paix. La preuve est faite. Alors que les pays victorieux avaient devant eux, le lo novembre i()iS, un magni fique avenir, alors que la France était replacée dans sa mis sion historique, — à l'automne de 1922, la paix est perdue, et sans profit |)Our personne. La Grande Guerre aurait dû nous délivrer du service militaire universel. I.^ mauvaise paix rimposo à tous les peuples, qui sont agités par les secousses révolutionnaires et qui, de guerre en guerre, s'acheminent vers une nouvelle guerre, plus sanglante, plus ruineuse que

;clle de 191 'i- La France n'est pas payée ; l'Allemagne n'a pas payé. I^a France est mcnaa-e de la faillite, l'Allemagne est menacée de la subversion ; l'Autriche est ruinée. 1.^ paix est perdu»^. IJnicpie responsable : la dcinocralic, le parleinentarisinc universels. L horrible preuve est faite. l'Action française avait raison.

Mais il s'af^it bien d'avoir raison aujotird'hui ! (i'eslla lage au c(nur «pic nous voyons que nou.s avions raison! Nous aimerions mieux avoir cent fois tort, voir M. Raymond Poincaré dans une gloire im|M'Tissable. la démocratie coulonm'e. mais voir en m<ime teujps la France |)rosp^re el maîtresse de ses destinées ! Nous sommes honteux «l'avoir laison. Nous serons honteux d'avoir raison jusqu'au jour où la France aura conslniit ou reconstniil un Etat dijjne d'ellemême. Il ne s'agit pas d'avoir raison ; il fatit organiser l'action réparatrice.

Car si la paix est perdue aujourd'hui, elle peut ôlrc gagnée demain. Il n'y a jamais de situation désespérée pour qui possède eu son ctour l'espérance et la foi dans son esprit, la volonté et la connaissance des moyens de salut. O frères de France, camarades de la guerre et de la paix, ouvrez les yeux sur l'avenir, regardez quelles promesses sont faites au pays que vous avez sauvé par les armes, et que vous devez sauver encore par votre travail ! Le monde attend de vous l'arlc libérateur qui lui ilotmera la vraie paix.

Mais nous n'avons plus le droit de nous tromper sur les conditions de notre salut. Le mal vient des assemblées souveraines délibérantes. Le problème pour nous, c'est de savoir quelles inslilulions nous donnerons au pays pour remplacer une institution qui a fait faillite.

Nous posons la question à tous ceux qui pensent et qui travaillent, à ccu\ qui veulent la paix en Kurope, la prospérité de la France el des fainillcs françaises. Nous la posons

•ja L KiAT i;r i.a i'Uoi)r(:ri«»>

à tons ceux qui ont pris lu rcsponsiibilil*':: do guider lescorps organisés du |)avs. Ce n'est pas pour la résoudre en esprit: c'est pour la résoudre en fait. Il faut que nous aboutissions à l'union des travailleurs de l'esprit et de la matière j)Our donnera la France les institutions qui sont la condition de son salut. La seule solution heureuse est déjà formulée par l'élite des producteurs : les pensées, les volontés tendent dès maintenant vers ces buts :

Un Etat libre au-dessls des partis et des grolpes ; Un chef d'Etat permanent, incarnant l'intérêt national ; Devant l'Etat, les Etats professionnels, les Etats régionaux, les Etats généraux i'olr représenter kt

défendue, non plus une poussière de fUTOTENS, MAIS DES

Corps, c'est-a-diue des Familles, des Mkhkhs i;t des Provinces.

Al'I'KMUCKS

PUKVIII'HE DIIKOUTE DES INFLATIONNISTES.

I) «•■(ilfmhrn tijii

ili" n'csl pas CI» vain que les membres de lu Semaine de la Monnaie ont siégé en juin igaa. Ce n'est pas en vain que nous avons fait campagne au cours de l'été 19a a pour la saine monnaie.

En une semaine, au moment où les partisans de l'inllalion se croyaient sArs du succès, la coalition formée en juin les a mis en déroule complète.

M. Léon (lliavenon. qui chante h voix de sirène (c'est M. Lucien Uomier qui le dit et il a raison). M. Léon Cliavenon dirigeait un chœur puissant. On pouvait craindre (pie M. do Lasleyrie et ses matelots n'onlendissent plus que ces voix troublantes. I^i France allait olU- t'iro latut'tde nouveau dans les flots de l'inflation ?

Le 5 octobre, M. de Lasteyrie faisait des déclarations publiques :

n l.e (jout'ernement esl rtK'iolumenl liosliU à totile i>oliti>nie (l'inflation. »

Il était temps que ces déclarations fussentfaites ; la veille même, le gouvernement a>ait demandé cinq cents millions de plus à la Banque de France, ce qui portait l'inflation tiDuvclle, commencée en mars, \ plus de deux milliards et demi. Mais, le 5 octobre, M. de Lasteyrie aflirme la volonté du gouvernement de s'arrêter dans celte voix dangereuse. Cela ne s'est pas fait tout seul.

•j^ i.'i.TM F.i i.\ rnoiiL'crio^

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