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LA LIGUE CIVIQUE CHERCHE LE VRAI

A vérité a fait une première apparition en public avant- LE: hier, dans une séance d'études organisée par la Ligue civique.

Tout le monde connaît la Ligue civique qui, depuis sa fondation, met en garde les Français, par des campagnes d'affiches, contre les périls qui menacent le pays. Le mois dernier, la Ligue civique a fait placarder une affiche à propos de la vie chère, contre l'inflation, qui était pleine de sens, de vigueur et de courage. Chacun a lu ce texte, noir sur bleu, sur les murs de Paris. La Ligue civique, présidée par M. Lailler, à qui M. Hubert Bourgin, secrétaire général, donne un concours extraordinairement actif, a été fondée par des républicains. Elle est dirigée par des hommes qui sont peut-être les plus purs doctrinaires de la République ; l'originalité de ces doctrinaires, c'est qu'ils sont républicains et patriotes, et non pas patriotes mais républicains. Et la plupart des

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ligueurs placent la France au-dessus de toutes les doctrines. On ne trouve pas parmi eux de politiciens professionnels.

C'est dire que la Ligue était particulièrement qualifiée pour présider un débat sur la situation financière et la défense du franc, débat auquel j'eus l'honneur d'être convié, avec MM. Fdouard Julia et Germain Martin.

Le débat eut lieu vendredi. Quelques centaines de personnes, appartenant à toutes les classes sociales, à tous les partis, à toutes les professions, y assistaient. C'était une assemblée qui avait quelque ressemblance avec l'assemblée organisée, le 18 octobre dernier, par le Comité des États généraux, sauf en ceci qu'elle ne comprenait que des Parisiens. Mais le caractère commun à ces deux assemblées, c'était la volonté de ces hommes si divers de s'unir au-dessus des partis pour le salut public. Deuxième caractère commun : volonté de ne prendre parti qu'après information. Ce sont choses qui sont senties au premier contact. Les trois rapporteurs eurent ainsi la certitude qu'ils avaient une entière liberté d'exposition.

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