Blocq, op. cit., p
■.ivec les orteils tirs fléchis. La position tlu membre supérieur est plus discutée : M. P. Richer donne comme la plus régulière la flexion de lavant-bras sur le bras ; j'ai observé beaucoup plus souvent, dans la contracture générale, le bras accolé au corps, i'avant-bras en extension et légère rotation en dedans, le poing fermé sans que la position du pouce ait rien île bien caractéristique. Ces positions sont très fréquentes, car les contractures même systématisées ont souvent, au bout d'un temps variable, suivant les sujets, une tendance à se généraliser et les membres prennent alors la position régulière. Il n'en est pas moins vrai qu au début, et souvent pendant un temps assez long, les diverses formes de contractures sont bien distinctes les unes des autres.
i" Les paralysies et les contractures Jiystcrifjues dépendent de phénomènes psychnloijùl lies. — Si on réfléchit aux caractères que présentent ces différentes variétés de paralysies et de contractures, on se convaincra facilement de cette notion aujourd'hui généralement admise, c'est qu'elles ne dépendent pas d'une lésion oTosslère et durable des nerfs de la moelle ou du cerveau, ainsi que M. Charcot l'a démontié dans ses leçons de i88/^, i885. Il s'agit ici probablement dune de ces modifications transitoires des cellules de l'écorce cérébrale qui se manifestent sous la forme d'un trouble psychologique.
Le début des phénomènes s'accorde avec cette supposition : Les causes provocatrices sont presque toujours des accidents qui n'ont pas amené de grands traumatismes physiques, mais qui ont été accompagnés de vive émotion morale. La malade du •D"" Despine (d'Aix), qui est restée paiaplégique deux ans, avait fait une chute de sa hauteur et était tombée assise |)ar terre, chute bien minime, mais qui se complique dans l'esprit d'une enfant de onze ans de la préoccupation de cacher l'accident à sa mère, de ne pas lui dire qu'elle s'était disputée avec une petite amie. Un malade de M. Charcot prétend qu'une voiture lui a passé sur la jambe gauche, quoique, en réalité, il ait été simplement contusionné. Une femme hystéri(|ue, décrite par M. Souques, imite exactement la paraplégie d'une femme syphilitique qu'elle a vue auprès d'elle'. Une femme, raconte .M. Gilles de la