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5i0 ËTLDES Sll\ HIN LRS SYMPTOMES llYSTÉ RIQIES
c'est-;i-iliro la lonne exagérée et localisée jiar oxcolltMice. Le rétrécissoinent ilii chaiiip de la conscience est ciiez riivstériquc ligrand procéctf' ijui lui permet de ne pas trop souiVrir de son abaissement élu niveau mental. Mais il en résulte que les lacunes sont infiniment plus nettes que chez le psychasténique.
Dans le cas présent l'oubli porte d'une manière tranchée sur un morceau de la vie au lieu de porter vaguement sur la ligure du mari, sur sa voix et ses actes comme dans le cas de Br... que j'ai cité. I/oubli porte sur les souvenirs récents, il est rétrograde en vertu d'une loi que j'ai déjà souvent étudiée, c'est que les souvenirs récents sont les plus intéressés, ceux qui interviennent avec le plus de précision dans l'action présente, ceux qui n'ont pas encore perdu par l'éloignement leur haut degré de tension. La réapparition des souvenirs en commençant par les plus anciens, la mémoire retardante de M""" D... mettent en évidence cette loi bien connue qui trouve encore ici son application.
Si nous passons à l'étude d'un autre phénomène nous voyons qu'il y a souvent dans ces amnésies des agitations de diverses espèces : les malades ont de violentes crises convulsives, des besoins de crier, de marcher indéfiniment. M. Féré signalait un cas d'amnésie rétrograde chez une jeune fille de vingt-quatre ans à la suite d'une émotion : elle avait des impulsions à crier, à injurier, et elle avait de la chorée.
Chez Irène ces agitations sont surtout mentales : elles sont représentées par les crises de somnambulisme avec développement automatique des souveniis sous l'orme de rêve joué et parlé. Ces phénomènes se comportent chez les hvstériques comme des suggestions à cause du rétrécissement du champ de la conscience qui permet le développement complet et automatique des éléments contenus dans les idées isolées, mais ce n'est lit qu'une forme que prend le phénomène de l'agitation.
Chez les psychasténiques qui ne présentent pas la suggestion sous cette foime, l'agitation mentale existe aussi sous forme d'interrogations, d'eflorts pour se représenter complètement les souvenirs effacés, etc. J'ai été amené à considérer ces agitations qui se présentent chez tous les malades comme une sorte de dérivation. {( Quand un phénomène psvchologicjue est très supérieur à un autre, la tension qu'il exige pour se produire, pourrait être suffisante si on l'employait autrement pour produire cent fois le phénomène inlérieur... Quand la tension psychologique qui n'est
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pas ciniilovéc ji(»ur 1rs plu-noinèncs suj)érioiiis ([ii elle ne |H?iit plus produire se dépense en phénonirnrs intérieurs, elle donne alors naissance à une véritable explosion de phénom«'nes infiniment nombreux et puissants, mais toujours inlérieui's dans la hiérarchie '. »
On pouvait constater très nettement ces dérivations en examinant chez Irène les accidents qui accompannont les ellorts [)our retr<Hiv('r les souvenirs. Lt> sujet raconte assez liieilrmcnt les souvenirs relatifs aux derniers jours (|ui ont pr«'cédé la mort et (|n'il a déjii acquis |)réc(''d('mment. il va ariiver' ii la journée de la meut. I,e voici (jui s airèle, il ne peut plus reti-ou\er ces souvenirs et le voici (pii remue, qui se lève, qui se roule par terre en convulsions que je dois à chaque instant arrêtei". Si j'empêche les convulsions, la malade a des étouflements, des palpitations de cœur ou des svncopcs ou bien elle m échappe et entre en ciise de délire et alors se met à <l('>buter avec une extrême intensité d'expression, mais d une manière automatique et istdée ces mêmes souvenirs que je lui demandais d'exprimer modérément en conservant la conscience personnelle et la conscience du monde extérieur. Une agitation motrice viscérale ou mentale vient remplacer le phénomène qui nuuu[ue. Les choses se passent exactement comme dans les phobies, où à la place d un acte, le plus souvent d'un acte social de tension élevée, se développent d'innombrables dérivations viscérales-. D'ailleurs Irène à souvent le même sentiment que les phobiques : à pUisieurs reprises j'ai été surpris de l'entendre crier : « J'ai peur, quand vous voulez me faire souvenir de cela, c'est une peur que je ne peux pas dépasser... » Cette agitation contraste avec le calme du sujet, quand il est parvenu à reconquérii" le souvenir et à l'exprimer correctement.
Les modifications qui se sont présentées au cours de la guérison sont également intéressantes et jusqu'à un certain point intelligibles de la même manière. Il y a d'abord une première raison pour que les souvenirs eflacés aient réapparu plus facilement après quelque traitement, c'est l'éloignement du temps. Nous avons déjà vu frétpiemment chez les abouliques scrupuleux une conduite singulière: ils aiment à agir en retard; ils consentent à