I. Briquet, op. cit., p
LES-ANESTHÉSIES
phaliques'. M. Féré et d'autres auteurs nient absolument lexistence de ces l'ornies ilans riivstérie. Nous n'osons prendre parti dans cette querelle, et nous ne voulons pas douter d'un phénomène parce qu'il ne semble |)as s aeeordei' avec nos conceptions psychologiques. Nous dirons seulement que sur une centaine de malades dont nous avons pris souvent le champ visuel dans bien
des circonstances différentes, nous n'avons jamais rencontré des modifications de ce genre.
Si le champ visuel est le plus souvent concentrique, il est extrêmement mobile dsins toute son étendue ; il semble suivre dans son élargissement et son rétrécissement toutes les modifications que subit l'esprit des malades; il est, pour certaines malades, comme le baromètre de l'hystérie. Signalons d'abord quelques circonstances qui l'élargissent. L'état somnambulique, comme nous l'avons déjà remarqué à propos des autres sens, l'augmente souvent d'une façon énorme : Berthe passe de 5" à 90°, Maria de Ao" à 80", Marguerite de 35" à 60", Fernande de !io" à 60", etc.". Cet élargissement peut persister si le somnambulisme se prolonge ou diminuer, si on laisse le sujet seul sans l'exciter.