Pitres, op. cit.. I. p. iiS
3. Fi'ré. Les mouvements volontaires. Hnnic jihilosophii/iie. i^f^tj. I. [>. Ci'j, et la gaucherie acquise, licviie scientifique. iJ^î^ij, II. p. 6o<').
.3. l ne altération de la faculté de localiser les sensations. Revue philosophique, i8i(o, I. p. t')r)((.
verso. Je ne reviens pas sur l'explication de ce phénomène, que j'ai donnée déjà, du moins autant que cela m'a été possible.
J'insiste seulement sur un point, c'est que ce passar^e d'un phénomène moteur d'un cùté du corps à l'autre est extrêmement fréquent chez l'hystérique. Un tremblement, une paralysie, une contracture aussi bien (ju'une anestliésie réapparaissent du c6té gauche quand on a travaillé à les détruire du cùté droit'. YA cela, je l'ai constaté souvent sans l'emploi d'aimant, ni de métaux, sans aucune suggestion, sans que ni l'opérateur, ni le sujet aient songé ii cet Incident très désagréable. Il y a des lois psychologiques qui réunissent les phénomènes symétriques et qui les substituent les uns aux autres. Changer un phénomène de côté, c'est, pour l'hystérique, le plus petit changement possible, celui qu'elle fait le plus facilement, d'une manière automatique, dès que ion modifie l'équilibre de sa conscience. Il y a sans doute des transferts" opérés par pure et simple suggestion, mais il y en a d'autres qui sont l'application des lois précédentes et qui se rattachent indirectement au syndrome de Lasègue.
3" Étérocinésie. — Je crois que l'on peut donner ce nom à un lait très curieux décrit par Briquet': «Les muscles (d'un membre anesthésique chez une hystérique qui a les yeux fermés) exécutent des mouvements précisément inverses de ceux que le malade voudrait faire. Ainsi, quand le malade pense à fermer la main, celle-ci, au contraire, s'ouvre; si elle veut exécuter un mouvement d'extension, c'est un mouvement de flexion qui se produit. » Je regrette beaucoup de n'avoir jamais eu l'occasion d observer ce phénomène. J'ai vu un grand nombre de faits du même genre que les pensées et les sentiments, mais je n'ai pu étudier le phénomène sous sa forme simple dans les mouvements. Il doit y avoir ici, comme précédemment, une confusion d'images qui se ressemblent par un certain côté ; le contraste, comme on sait, suppose une grande ressemblance. Il s'agit toujours de ces distinctions incomplètes et de ces associations irrégulières entre des phénoinèjies qui ont été mal perçus.
En un mot. le syndrome de Lasègue avec ses différentes variétés nous il montré quelques-unes des conséquences de l'anestliésie