Paul Riclicr, op.ciL, p. i
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tiès souvent In jtjiotisée et dominée par un opérateur, ses contractures nuMue naturelles, survenues, par exemple, ii la suite d'attaques, se transtorment, pour cet opérateur, en simples catalepsies, l.éonle. Lucie, actuellement Maiguerite viennent me présenter leur bras contracture pour que je le défasse. 11 me sullit. jiendant (|ue le sujet détourne la t»*te, de déplacer doucement le hras et les doigts comme s'ils étaient cataleptiques. Le massage lui-même, d'ailleurs, que l'on emploie si heureusement pour les autres malades, semble avoir un ellet identique, et provoquer plus brutalement de nouvelles images musculaires qui modifient les images tro|) persistantes.
Ces observations, que je ne puis discuter ici en détail, me semblent suHisantes pour rapprocher les deux phénomènes et leur donner une explication générale du même genre. M. Pitres' remarquait déjii fort bien que cette contracture n'est pas un phénomène uniquement musculaire, puisqu'il suOlit de frotter la peau qui recouvre le tibia pour l'établir. J'irai seulement un peu plus loin dans le même sens. Ce n'est pas, au moins dans la majorité des cas. un réflexe purement élémentaire, puisque la contracture produit des attitudes svstématisées avec coordination des diverses contiactlons musculaires; puisqu'elle alterne avec des catalepsies qui sont, elles, des phénomènes supérieurs; puisqu'elle, obéit à des attouchements d'une personne déterminée et qu'elle manifeste de l'électivité. Il doit y avoir ici aussi un certain mé- -canisme psychologique. Si on laisse de côté quelques contractures purement organifpies, dont je n'ai ni aflTirmé, ni nié l'existence, on peut dire d'une façon générale que les contractures d'origine psvchif|ue, les seules que j'ai étudiées, sont des phénomènes analogues aux catalepsies partielles. Elles sont dues également a des phénomènes subconscients, qui doivent être rapportés à des sensations et n des images kinesthésiques subsistant à part, isolément, en dehors de la conscience personnelledu sujet. D'un côté comme de l'autre, des excitations extérieures provofjuent de telles sensations". Celles-ci, en raison du rétrécissement de la conscience, de la distraction et de l'anesthésie, ne sont ni contrôlées, ni arrêtées par les autres phénomènes psychologiques et tendent à persister indéfiniment en se