co ro
„, oo co => co -î*- CD
'Tl «T^l
— cr^ ro
. CJ . <ï>
. ^: oo . ~-
rs £
ro
rt v: oo ^
Cj
te cz
to
cJ
ex.
tn m Ti in -o:» -O) — -"-<u ^
-eu -eu <Z^^ ^3, ^
Ci4
ÇA ro w
00 ' — ■ oc
i-âs as.
-ai
• rr" ^* ^ ^ ~ wf "■
-5 'tt;
Çs3 ^
sr> en
CJ
en
ir.
oc
tn
or
ivés.
en -CD
ao
en
en
^ te
■si
si
De ce tableau, il ressort avec évidence que, dans tous les pays où les réseaux sont comparables, les frais d'exploitation sont moindres pour les lignes exploitées par des Compagnies que pour celles de l'État. Ainsi en Allemagne les frais d'exploitation par les Compagnies étaient de 54,7 p. 100 contre 56 et 61, pour les lignes exploitées par l'État : cependant les recettes brutes des réseaux privés étant moindres que celles du réseau de l'État, il eût été naturel que le coefficient d'exploitation fût plus élevé pour les premiers que pour les premiers que pour le second, ce coefficient ne s'élevant pas proportionnellement avec la recette brute. En Autriche-Hongrie il en est de môme pour les réseaux importants. En Belgique le réseau de TÉtat donne une recette brute kilométrique qui est de 46 p. 100 plus forte que la recette brute des réseaux privés, et la recette nette de rÉtat ne dépasse que de 27 p. 100 la recette nette de ces derniers. En Russie, le produit net n*existe pour ainsi dire pas pour le réseau de l'État quoique la recette brute soit assez élevée. En Suède la recette brute kilométrique du réseau de l'État dépasse de 40 p. 100 celle du réseau privé, tandis que la recette nette kilométrique du premier n'est que de 13 p. 100 supérieure à celle de celui-ci. On peut conclure que les États, dans l'exploitation de leurs voies ferrées, sont de médiocres administrateurs et de médiocres commerçants pour Tentretien et le renouvellement de leur matériel, qu'ils donnent en outre dans le travers du fonctionnarisme à outrance : tout au moins sont-ils enclins, par des considérations électorales, à sacrifier le côté financier de l'entreprise.
Aussi a-t-on vu la Commission d'enquûte nommée par le Parlement italien en 1880, après un travail très intéressant qui remplit tout un volume, se prononcer à l'unanimité pour le retour à l'exploitation des voies ferrées par des Compa-
l'exploitation des chemins de fer par L'état. 227
gnies privées (1). L'Italie a renoncé ainsi au régime d'exploitation gouvernementale qu'elle avait essayé pendant quelques années.
Indépendamment môme de toutes les considérations techniques, quand on devrait admettre, ce qui n'est pas le cas, qu'une administration d'Etat éprouvée, comme l'administration prussienne par exemple, pût égaler ou môme dépasser en économie et en efficacité l'administration des Compagnies, il n'en demeurerait pas moins vrai que, au point de vue politique et social, pour sauvegarder la liberté individuelle, l'indépendance électorale, pour entretenir les habitudes d'association spontanée, d'entreprises collectives libres, pour conserver en un mot, ce qui est si important, la plasticité de la Société, TÉtat doit s'abtenir d'accaparer l'exploitation des chemins de fer.
(^) Yoir les Exêraiês du rapport de la Commission d'enquête parleynen^ taire sur l'exploitation des chemins de fer italiens, un volume ia-8<> de 382 pages, Paris, Denlu, 1882.
la psL^e 64 de ce volume et avant les annexes on trouve la résolution de la Commission, ainsi formulée :