SCÈNE III
Madame Lebreton. — Ah ! vous trouvez qu'elle a ?.. »
Briqueville. — Oui.
Madame Lebreton. — C'est qu'elle tient de sa tante, monsieur !
Briqueville. — Oh! . . . 5
Madame Lebreton. — Voilà l'explication. (Elle va reprendre sur la table le plateau qu'elle y a apporté.)
Briqueville. — C'en est une, en effet . . . cependant . . . enfin, ce qui est sûr, c'est que vous avez pour nièce une des plus délicieuses petites personnes que j'aie jamais rencon- 10 trées. . . . {Rentre Adrienne par la droite, un livre à la main. )
Y SCÈNE III Les Mêmes, ADRIENNE
Adrienne, montrant le livre. — Je l'ai trouvé! . . .
Madame Lebreton, à Briqueville. — Et vous n'avez plus rien à me demander? ... 15
Briqueville. — Non, madame Lebreton, plus rien. . . .
Madame Lebreton. — Je m'en vais alors . . . {Revenant sur ses pas.) Mais, vous savez, si ça vous amuse que je le redise encore une fois . . . j'ai un frère; ce frère est allé s'établir en Amérique, à Pondichéry ... 20
Briqueville. — Vous dites?
Adrienne. — Eh non . . . ma tante . . . pas à Pondichéry ... à Philadelphie, ma tante, à Philadelphie.
Madame Lebreton. — Oui . . . oui . . . C'est juste. {A Briqueville.) Qu'est-ce que vous voulez? . . . c'est votre 25 faute, à force de répéter les choses on finit par les oublier. . . . {Elle sort par la gauche en emporta?it le plateau.)