‹ L'été de la Saint-Martin (volume 3)Chapitre 46 sur 92 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les Mêmes, HECTOR

Hector. — M. Fougasson n'était pas chez lui.

Francine, le montrant sur la chaise, — Le voici ... il est en train de se pendre. . . .

Hector, à Fougasson. — Ah! monsieur, j'espère que ce n'est pas irrévocablement. 5

Hortense. — Allons bon ! les adverbes !

Fougasson, sur sa chaise. — Désolé, monsieur, mais quand j'ai décidé une chose ...

Hector. — Attendez donc! voici un télégramme d'Amérique qui vient d'arriver pour vous au Grand-Hôtel. (Il le 10 lui donne.}

Fougasson. — Un télégramme! (Sautant à terre.} Estce que les cotons sont en baisse? (Lisa?it sa dépêche.} "Betzy pas morte."

Tous. — Hein? i5

Fougasson, lisant. — "Tombée sur un lit de roseaux . . . dans la vase jusqu'aux épaules . . . prend des bains ..." (Embrassant la dépêche.} Oh! Betzy! ma chère Betzy! (A Hortense.} Vous le voyez, madame, ça ne se peut pas. Je le regrette, mais si jamais je deviens veuf ... 20

Hortense. — Je ne serai probablement pas libre, moi.

Fougasson, examina?it Hector. — Oh ! ... on ne sait ni qui vit, ni qui meurt.

Hector. — Merci bien.

Hortense. — Veuillez reprendre votre chèque de trente 2S mille francs.

Fougasson. — Non, madame ... ce qu'on donne aux orphelins ne se reprend jamais. . . .

Francine, à part. — S'il pouvait m'en faire aussi.

Fougasson, lui donnant sa pelote de ficelle. — Tiens! je te la donne ... la corde de pendu, ça porte bonheur.

Hector, à Hortense. — Cousine, vous m'avez promis une réponse ...

Hortense, lui tendant la main. — La voici !

Hector. — Ah! je vous le jure, vous serez heureuse!

Hortense. - — In-du-bi-ta-ble-ment !

Le rideau baisse.

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