‹ L'été de la Saint-Martin (volume 3)Chapitre 50 sur 92 · SCÈNE IV GEORGINA, puis MISTER BOB · texte numérisé non relu

SCÈNE IV GEORGINA, puis MISTER BOB

Georgina. — Ah ! mister Bob ose encore se présenter ici, après sa conduite d'hier soir, chez missis Chops, où il eut pour cette sotte miss Barbara Bloomsfield des attentions d'une rare inconvenance ! Très bien, mister Bob, nous 5 allons vous renvoyer gentiment à cette délicieuse créature ! Oh! portez-lui votre cœur et votre parapluie, mister Bob, elle en sera fort aise, et moi j'en serai ravie.

Bob, à la porte qui donne dans le jardin. — Miss Gibson . . . j'ai l'honneur de déposer à vos chers petits io pieds . . .

Georgina. — Ah ! vous voilà, mister Chester. . . . Bonjour, mister Chester. . . . Votre parapluie se porte bien, mister Chester? Oh! mon Dieu, qu'il a l'air terrible ce matin. ... Il n'est pas chargé, au moins ? 15 Bob, un peu piqué. — Ma foi, miss Gibson, si cela vous amuse, je suis tout prêt à vous prier de ne pas nous épargner, mon parapluie et moi . . . mais, en vérité, qu'est-ce que nous avons fait ce matin ? . . .

Georgina. — A moi ? rien du tout, mister Bob ! . . . Ah ! 20 certainement, je n'ai pas le droit de m'égayer un peu sur le compte de votre Pylade en soie cuite. Non, mister Bob! mais vous êtes bien irritable ce matin, mister Bob. Doisje m'agenouiller devant votre idole, et la prier d'oublier les offenses que vous voyez dans la question toute naturelle 25 que je vous adresse sur la santé de ce meuble précieux? Bob, un peu boudeur. — Oh ! miss Georgina ! Georgina. — Eh bien, mister Bob ! vous voilà blessé dans ce que vous avez de plus cher. (Elle joint les mains devant le parapluie.) Pardon, monsieur le parapluie.

Page 1