SCÈNE IX BRIQUE VILLE, NOËL
Noël. — Il y a longtemps qu'elle est ici, la nièce de madame Lebreton ? . . .
Briqueville. — Il y a quinze jours. . . .
NoÊL. — C'est une charmante personne . . .
Briqueville. — Assurément. S
Noël. — Gracieuse autant que l'on peut l'être . . . aimable .. .
Briqueville. — Tout à fait aimable.
Noël. — Je ne l'ai vue que pendant peu d'instants, mais elle m'a semblé fort au-dessus de son état. ... 10
Briqveville, s' animant. — Je crois bien qu'elle est audessus ... il n'y a pas dans le monde de rang qu'elle ne pût tenir et bien des filles de duchesse seraient heureuses de lui ressembler . . .
Noël, souriant, — Je pense tout comme vous. ... 15
Briqueville. — Tu penserais autrement que ça n'y changerait rien. ...
Noël, se levant et allant à Briqueville, — Et malgré cela, selon vous, si un honnête homme devenait amoureux d'elle, il aurait tort de l'épouser parce qu'elle est la fille d'un 20 horloger . . .
Briqueville. — Ah ! nous y revenons !
Noël. — Non, mon oncle, non . . . pas du tout ...
Briqueville. — Mais pourquoi ne vient-elle pas, cette madame Lebreton ? . . . (// va tirer à droite un cordon de 2S sonnette; puis revenant brusquement à Noël, ) Ce n'est pas la même chose d'abord, un horloger n'est pas . . .
Entre madame Lebreton par la gauche. Elle est sulme aS^ dûmes/içue çui débarrasse la table et emporte le J>lateaur^