SCÈNE VIII
ma démission ... et je me suis embarqué avec Betzy, en renonçant aux grandeurs.
HoRTENSE, gaiement, — Quelle drôle d'histoire !
FouGASSON. — Et maintenant, madame, vous connaissez ma vie, mes aventures, je vous ai raconté mon règne ... 5 puis-je espérer que vous accueillerez ma demande d'un regard favorable?
HoRTENSE. — Voyons, écoutez-moi. . . . Vous êtes sous l'empire d'une idée fixe. . ; . Vous prétendez que je ressemble à Betzy. ... lo
FouGASSON. — Oh! oui!
HoRTENSE. — C'est une erreur . . . elle est bien mieux que moi . . . elle a le nez . . . adorablement incliné à gauche.
FouGASSON. — C'est vrai . . . pauvre Betzy!
HoRTENSE. — Sa bouche est majestueusement plus grande, 15 ses yeux plus petits, son menton plus carré . . .
FouGASSON. — Oui, mais l'ensemble est frappant.
HoRTENSE. — Et puis il y a un obstacle.
FouGASSON. — Tant mieux! je le briserai!
HoRTENSE. — Ah ! non, c'est mon cousin ! 20
FouGASSON. — Quel cousin ?
HoRTENSE. — M. Hector de Courvalin ... un homme charmant . . . que j'aime.
FouGASSON. — Oh ! taisez-vous !
HoRTENSE. — Et que je dois épouser dans quelques 25 mois. ... Il est en ce moment à votre hôtel pour vous en faire part.
FouGASSON. — Ah ! Hortense ! . . . Non ! madame ! . . . vous venez de me porter un coup ... de ruiner toutes mes espérances. 30
Hortense. — Je le regrette, mais . . .
FouGASSON. — Ainsi c'est bien décidé . . • Ncsvis» ^^S^s&i. ma, main, . • .
LA LETTRE CHARGÉE
HoRTENSE. — Je VOUS l'ai dit, je ne suis pas libre. FouGASSON, tirant de sa poche sa pelote de ficelle, — Allons, c'est vous qui l'aurez voulu.
HoRTENSE, effrayée, , , — Monsieur ! . . . que voulez-vous 5 faire?
FouGASSON. — Je reprends mon projet. . . . {Montant sur une chaise et regardant au plafond,) J'ai aperçu un petit clou par là tantôt.
HoRTENSE, appelant et sonnant, — Francine ! au secours ! lo au secours !