BRIQUEVILLE, ADRIENNE, MADAME
LEBRETON
Au lever du rideau, Adrienne, assise à droite de la table, continue une lecture j
& haute voix ; Briqueville, bien commodément et paresseusement enfoncé dans sou fauteuil, ne quitte pas des yeux, un seul instant, Adrienne. Madame Lebretou est occupée à préparer le café sur le petit guéridon de gauche.
ADRIENNE, lisant. *
» D’Artagnan était vainqueur, sans beaucoup de peine, il » faut le dire, car un seul des alguazils était armé; encore » se défendit-il pour la forme. Il est vrai que les trois autres » avaientessayé d’assommer le jeune hommeavec les chaises,
* Madame I.ebrelou, Briqueville, Adrienne.
» les tabourets, et les poteries, mais deux ou trois égrati- » gnures faites par la flamberge du gason les avaient épou- » vantés. Dix minutes avaient suffi à leur défaite. D’Artagnan » était resté maître du champ de bataille.
BR1QUEV ILLE.
Et?...
Et c’est fini.
BRIQUE VILLE
Comment, c’est?....
ADRIEN NE
Le premier volume finit là, mais il y en a un second...
* BR1QU F.VI LLE
A la bonne heure.
ADRIEN NE, se levant.
Je vais le chercher...
BRIQUE VILLE, se levant aussi.
Par exemple!., je ne permettrai pas que vous vous donniez la peine...
ADRIENNE
Monsieur...
LRIQUEVILLE.
C’est moi qui irai...
ADRIENNE, l'arrêtant.
Monsieur... je vous en prie, monsieur., ma tante me gronderait, n’est-ce pas, ma tante? (Madame Lebreton ne répond pas.) Ma tante!. .
MADAME LEBRETON
Hé?...
ADRIENNE
N’est-ce pas que tu me gronderais si je souffrais que monsieur....
MADAME LEBRETON
Certainement je vous... je te gronderais.... je te gronderais très- fort...