‹ L'été de la Saint-Martin (volume 5)Chapitre 7 sur 43 · SCENE DEUXIEME · texte numérisé non relu

SCENE DEUXIEME

qu’il était allé s’établir en Amérique, à Philadelphie...

MADAME LEBRETON

Philadelphie, c’est bien cela.

BRiçUEVILLE.

Qu’il s’y était marié; qu’il avait eu une fille...

MADAM E LEBRRTON.

Une fille qui est ma nièce... ma nièce qui était là tout à l’heure. Elle est ma nièce, puisqu’elle est la fille de mon frère.

BRIQUET l LL E.

Assurément. Vous m’avez dit qu’elle avait reçu une trèsbelle éducation ; qu’elle était entrée comme gouvernante dans une famille américaine; que cette famille américaine ayant fait un voyage en France, votre nièce avait profité de l’occasion pour venir passer quelques jours près de vous; qu’elle était arrivée à Paris, il y. a environ trois semaines; que là on lui avait dit que nous étiez ici, en Touraine, avec moi, et qu’alors elle était venue vous rejoindre en Touraine... C’est bien cela, n’est-ce pas ? c’est bien là ce que vous m’avez dit.

MADAME LEBRETON

' Sans doute...

BRIQUE VILLE

Eh bien...

MADAME LEBRETON

Eb bien quoi ?

BRIQUEV1LLE.

Eh bien ... je ne sais pas, moi.. . il me semble qu’il doit y avoir autre chose...

MADAME LEBRETON

Et quoi donc, s’il vous plaît?

BRIQUEVILLE

Je ne sais pas... mais en la regardant, en l’écoutant. .. ce que vous m’avez dit n’explique pas du tout cette singularité qui est en elle, ni cette grâce incomparable...

MADAME LEBRETON

Ah ! vous trouvez qu’elle a?..

BRIQUEVILLE

Oui.

MA DA ME LEBRETON

C’est qu’elle tient de sa tante, monsieur î

BRIQUEVILLE

Oh!...

M ADAM E LEBR ETON .

Voilà l’explication.

Elle va reprendre sur la table le plateau qu’elle y a apporté. BRIQUEVILLE.

C’en est une, en effet... cependant... enfin, ce qui est sûr, c’est que vous avez pour nièce une des plus délicieuses petites personnes que j’aie jamais rencontrées...

Rentre Adriennc par la droite, un livre à la main.

SCÈN.E III

Les Mêmes, ADRIENNE.

A D R 1 EN N E, montrant le 'ivre.

Je l’ai trouvé!..

.M ADAM E LEBRETON, à Briqueville. *

Et vous n’avez plus rien à me demander?..

BRIQUEVILLE

Non, madame Lcbreton, plus rien...

; MADAME LEBRETON

Je m’en vais alors.. .* (Revenant sur ses pas.) Mais, vous savez, si ça vous amuse que je le redise encore une fois... j’ai un frère; ce frère est allé s’établir en Amérique, à Pondichéry...

* Briqueville, madame Lcbreton, Advienne.

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