SCÈNE VIII 6i
ma démission ... et je me suis embarqué avec Betzy, en renonçant aux grandeurs.
HoRTENSE, gaiement — Quelle drôle d'histoire 1
FouGASSON. — £t maintenant, madame, vous connaissez ma vie, mes aventures, je vous ai raconté mon règne ... S puis-je espérer que vous accueillerez ma demande d'un regard favorable ?
HoRTENSE. — Voyons, écoutez-moi. . . . Vous êtes sous l'empire d'une idée fixe. . . . Vous prétendez que je ressemble à Betzy. ... lo
FouGASSON. — Oh! oui!
HoRTENSE. — C'est une erreur . . . elle est bien mieux que moi . . . elle a le nez . . . adorablement incliné à gauche.
FouGASSON. — C'est vrai . . . pauvre Betzy!
HoRTENSE. — Sa bouche est majestueusement plus grande, 15 ses yeux plus petits, son menton plus carré . . .
FouGASSON. — Oui, mais l'ensemble est frappant.
HoRTENSE. — Et puis il y a un obstacle.
FouGASSON. — Tant mieux! je le briserai!
HoRTENSE. — Ah ! non, c'est mon cousin ! ao
FouGASSON. — Quel cousin ?
HoRTENSE. — M. Hector de Courvalin ... un hommç charmant . . . que j'aime.
FouGASSON. — Oh ! taisez-vous !
HoRTENSE. — Et que je dois épouser dans quelques 25 mois. ... Il est en ce moment à votre hôtel pour vous en faire part.
FouGASSON. — Ah! Hortense! . . . Non! madame! . . . vous venez de me porter un coup ... de ruiner toutes mes espérances. 30
Hortense. — Je le regrette, mais . . .
FouGASSON. — Ainsi c'est bien décidé . . . vous refusez ma main. . . .
HoRTENSE. — Je VOUS Tai dit, je ne suis pas libre.
FouGASSON, tirant de sa poche sa pelote déficelle, — Allons, « c'est vous qui l'aurez voulu.
HoRTENSE, effrayée, . . — Monsieur 1 . . . que voulez-vous S faire?
FouGASSON. — Je reprends mon projet. . . . {Montant sur une chaise et regardant au plafond.) J'ai aperçu un petit clou par là tantôt.
HoRTENSE, appelant et sonnant, — Francinel au secours! 10 au secours!