‹ L'été de la Saint-MartinChapitre 52 sur 99 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les Mêmes, HECTOR

'^Hector. — M. Fougasson n'était pas chez lui.

Frangine, U montrant sur la chaise — Le voici ... il est en train de se pendre. . . .

— Hector, à Fougasson. — Ah ! monsieur, j'espère que ce n'est pas irrévocablement. S

Hortense. — Allons bon ! les adverbes !

Fougasson, sur sa chaise. — Désolé, monsieur, mais quand j'ai décidé une chose ....

Hector. — Attendez donc ! voici un télégramme d'Amérique qui vient d'arriver pour vous au Grand-Hôtel. (///<? 10 lui donne,)

Fougasson. — Un télégramme! {Sautant à terre,) Estce que les cotons sont en baisse? {Lisant sa dépêche,)^ "Betzy pas morte."

Tous. — Hein? i5

Fougasson, lisant, — "Tombée sur un lit de roseaux . . . dans la vase jusqu'aux épaules . . . prend des bains ..." {Embrassant la dépêche.) Oh! Betzy ! ma chère Betzy ! {A Hortense.) Vous le voyez, madame, ça ne se peut pas. Je le regrette, mais si jamais je deviens veuf ... 20

Hortense. — Je ne serai probablement pas libre, moi.

Fougasson, examinant Hector. — Oh 1 ... on ne sait ni qui vit, ni qui meurt.

— - Hector. — Merci bien.

Hortense. — Veuillez reprendre votre chèque de trente 25 t mille francs.

Fougasson. — Non, madame ... ce qu'on donne aux orphelins ne se reprend jamais. . . .

Frangine, à part. — S'il pouvait m'en faire aussi.

FouGASSON, lui donnant sa pelote déficelle, — Tiens! je te la donne ... la corde de pendu, ça porte bonheur. ^^ Hector, à Hortense, — Cousine, vous m'avez promis une réponse . . .

5 HoRTENSE, lui tendant la main, — La voici ! ^ Hector. — Ah 1 je vous le jure, vous serez heureuse I HoRTENSE. — In-du-bi-ta-ble-ment 1

Le rideau baisse.

COMEDIE EN UN ACTE

PAR

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