‹ L'ÉthéromanieChapitre 26 sur 26 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous avons mis en relief certaines particularités des intoxications éthérées graves.

Dans le domaine organique ou « somatique », l'excitation motrice est prédominante ; il existe une sensation spécifique d’énervement ; on rencontre l'excitation sexuelle, des troubles respiratoires et une sensation de faim.

Dans le domaine psychique, on constate de l’énervement, de l’agressivité, des impulsivités diverses, dont la conséquence ultime pourrait certainement être l’homicide. Certains traits de ce psychisme le rapprochent partiellement de celui que créent les poisons épileptisants ; et en effet l’éther est capable de provoquer à lui seul des attaques ; ces dernières, dans l’état pur, semblent d’ailleurs rares.

L’éther est un poison-relativement bénin. C’est seulement à la longue et pris à des doses très élevées qu'il provoque des accidents graves. Dans ces conditions il produit des lésions organiques.

Pour qu'elle se développe au point de déterminer des accidents d’éthérisme chronique, il faut une disposition spéciale du sujet lui-même. L’éthéromanie

est fonction de la dégénérescence mentale.

Cette dégénérescence est fréquente chez les autres toxicomanies, mais elle n’est pas constante car l’entraînement vers le poison résulte de l’intoxication elle-même. Par contre, elle est absolument nécessaire pour que se constitue l’éthéromanie. L’éthérisme ne crée pas l’éthéromane ; il ne fait que révéler le déséquilibré.

En ce qui concerne l’accoutumance, les auteurs ne sont pas d'accord ; tandis que la plupart constatent son absence, d’autres, comme Lewin et Kerr, sont convaincus de son existence. « La guérison de cette passion est presque impossible. Le sevrage peut donner des résultats, mais il y a presque toujours rechute. Le traitement donne lieu à des accidents d’abstinence comme pour la morphine (1).

La thérapeutique :

a) de l’éthéromanie est la suppression de l’éther en maison de santé ou en asile ; b) des accident est :

1. ponction lombaire, 2. inhalation d’oxygène, 3. balnéation tiède, h. sédatifs du système nerveux.

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